Comic book en 7 volets de Mark Millar et Steve McNiven, édition kiosque Ó Panini Marvel France mars 2007
De récents événements dramatiques impliquant des super-êtres ont contribué à entretenir un climat de peur chez les humains : Hulk qui dévaste Las Vegas, Nick Fury et sa « Guerre secrète », Magneto qui détruit une partie de Manhattan, c’est suffisant pour que le gouvernement ait l’idée d’une loi visant à restreindre l’usage des pouvoirs. Alors qu’ils essayaient d’enrayer le problème du Collectif – cf. Marvel Icons #23 – len Vengeurs ont malencontreusement mentionné l’événement de
Millar fait très fort sur le coup. Cet événement, qui traînait dans les bureaux de la rédaction Marvel USA depuis un moment, a eu le don de réveiller son intérêt pour
Ca ne vous rappelle rien ? Bien sûr, c’est une des trames du formidable Watchmen, où le gouvernement avait réglé la question en interdisant purement et simplement l’usage des costumes dans ce but. Sauf que là, on est face à une situation beaucoup plus grave : les super-êtres sont nombreux, et certains parmi eux détiennent une puissance considérable. Qui acceptera de se plier aux décisions du gouvernement ? Et, si c’est le cas, devront-ils pourchasser ceux des leurs qui refusent de s’y soumettre ?
Dans ce premier épisode, certains ont déjà fait leur choix, et depuis longtemps – car ils avaient senti le vent tourner (voir à ce sujet Illuminati). Au cours d’une première réunion d’importance, les arguments pleuvent, les discussions s’enchaînent. Si quelques-uns comme Iron Man, Wolverine ou les FF semblent décidés, d’autres hésitent : et si les amis d’hier devenaient les ennemis de demain ? Et qu’adviendrait-il des proches si l’on révèle son identité secrète ? Seraient-ils davantage exposés ? Cap America, lui, refuse encore de prendre position. Le SHIELD ne lui laissera pas le temps de tergiverser. La suite s’annonce tout bonnement énorme.
Mise en page très agréable de Steve McNiven qui apprécie les cadrages serrés sur des visages exprimant beaucoup d’émotion, mais se montre aussi à l’aise avec scènes de grande ampleur. L’encrage de Dexter Vines, d’une grande finesse, est remarquable.


Un comic culte de Frank Miller, encrage de Klaus Janson et couleurs de Lynn Varley, 

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