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  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
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Vendredi 20 juin 2008

publié dans : Journal de bord de Fenras Vela par Vance

Extrait de A nos compagnons disparus, une histoire initiée par Mat.  

Dramatis personae :

§     Riko Sleva, Angosien, officier de la Sécurité subalterne

§     Fenras Vela, Andorien, Chef de la Sécurité

§     Matolck, humain, Premier Officier exécutif (First Officer = FO)

§     Cynthia Keffer, humaine, infirmière en chef

§     Karl Davis, humain, pilote (Helm)

§     Zachary Lewis, humain, Officier Tactique

§     Zeemia Lioux, Trill jectorémissian, assistante-conseillère

§     Talvin Visao, Trill, Conseiller (Counselor = CNS)

§     Myria Glovax, ingénieur

 

Résumé des épisodes précédents : le Capitaine Tellan s’est sacrifié pour sauver ses officiers, il a disparu peu de temps auparavant dans l’explosion d’un vaisseau romulien. Le Haut-Commandement de StarFleet dans la Galaxie d’Yzon, où opère l’Indépendance, a nommé un nouvel officier commandant qui s’est immédiatement attiré l’inimitié de la très grande majorité de l’équipage, demeuré fidèle au souvenir de Tellan que le dénommé Craig semble s’efforcer de dénigrer. Et pendant que la mutinerie commence à gronder dans le vaisseau, Zeemia reçoit la preuve que son amoureux n’est pas mort, des mains d’un étrange prêtre.

 

 

] Episode 4

 

Stardate : 57267.5

 

=/= Un peu plus tôt, la nuit =/=

 

Fenras délirait. Un délire fiévreux, intense, d'où débordait un maëlstrom indigeste de pensées irrationnelles.

Il était sur sa couche, nu, et il délirait.

Si quelqu'un avait partagé son sommeil agité, et si ce quelqu'un avait eu un tant soit peu de compassion ou d'humanité, il aurait été frappé par la crispation des traits du visage, les mâchoires serrées, les sourcils blancs froncés à un point tel qu'on les croyait enfoncés dans les orbites de l'Andorien. Ce quelqu'un aurait eu pitié en s'apercevant de la quantité de sueur qui inondait littéralement le drap. Ou aurait pris peur en voyant le jeune homme à peau bleu écarquiller soudain les yeux, fixant un point au delà du plafond et murmurer : "Pas encore, pas encore..." avant de plonger dans un profond sommeil.

Depuis quelques jours, le Chef de la Sécurité faisait ces rêves qui l'épuisaient. L'épuisaient également ces moments juste après le réveil, quand il essayait de se remémorer les détails de ses songes nocturnes et qu'il ne parvenait qu'à sentir, de façon presque imperceptible, la trace nauséeuse d'un mal qui le rongeait.

Un mal qui n'était pas récent. L'écho d'une douleur. Venu du passé.

 

Lorsqu'il s'éveilla en sursaut, cette nuit, grelottant, ses longues heures d'entraînement reprirent le dessus : il s'assit dans le noir, la tête entre ses bras, sentant sous ses doigts ses cheveux fraîchement coupés coller à son crâne.

"Rappelle-toi, rappelle-toi !" se morigénait-il à voix haute.

Et son esprit en éveil fouillait chaque recoin de sa mémoire immédiate, y quêtant un indice, une empreinte...

Il était prêt à laisser tomber, voire à en appeler à un spécialiste des troubles mentaux... ou un télépathe, qu'il détestait pourtant, pour leur capacité à déceler les faiblesses que son corps athlétiquement sculpté, aux muscles longs et fins, s'acharnait à dissimuler.

Puis un éclair : un visage. Celui de son père, en colère, vociférant quelque remontrance à son fils. Fenras se rappela ce visage, s'y accrocha comme on s'accroche à une branche qui flotte sur une rivière dans laquelle on se noie. Ce visage hiératique, aux traits taillés dans le marbre, ne semblait même pas irradier la moindre émotion. Puis ce visage se fondit, se replia sur lui-même et de sa déliquescence surgirent d'autres contours, familiers : l'image du commodore Craig !

Ce fut tout.

L'Andorien respirait plus calmement à présent. Un coup d'œil au bandeau mural lui confirma sa première impression : le quart de nuit était à peine entamé. Kabal devait être au poste en ce moment ; un type bien, ce Bajoran. Depuis la blessure qu'il avait reçue lors d'une confrontation avec des Squandoriens, Kabal recevait régulièrement des marques d'attention de la part de son ex-partenaire devenu entretemps Chef du Département Sécurité.

Fenras se leva, sans effort. Ses sens étaient en alerte. Trois heures de sommeil? Il n'avait besoin de guère plus. Une séance de douche sonique plus tard, il revêtait son uniforme et allait rendre visite à ses officiers de quart.

Avant de partir, il se retourna sur le pas de la porte, scrutant l'intérieur de ses quartiers, s'attendant à y apercevoir... quoi au juste ? Une ombre ? Une silhouette ?

 

Un fantôme ?

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Jeudi 1 mai 2008

publié dans : Journal de bord de Fenras Vela par Vance

Extrait de A nos compagnons disparus, une histoire initiée par Mat.  

Dramatis personae :

§     Riko Sleva, Angosien, officier de la Sécurité subalterne

§     Fenras Vela, Andorien, Chef de la Sécurité

§     Matolck, humain, Premier Officier exécutif (First Officer = FO)

§     Cynthia Keffer, humaine, infirmière en chef

§     Karl Davis, humain, pilote (Helm)

§     Zachary Lewis, humain, Officier Tactique

§     Zeemia Lioux, Trill jectorémissian, assistante-conseillère

§     Talvin Visao, Trill, Conseiller (Counselor = CNS)

 

Résumé des épisodes précédents : le Capitaine Tellan s’est sacrifié pour sauver ses officiers, il a disparu il y a peu de temps dans l’explosion d’un vaisseau romulien. Le Haut-Commandement de StarFleet dans la Galaxie d’Yzon, où opère l’Indépendance, doit nommer un nouveau capitaine. A bord, le moral est au plus bas.

§     Episode 1

§     Episode 2

§     Episode 3

 


 

Stardate 57259.3

 

=/= Salle de téléportation principale =/=

 

« Bienvenu Commodore je suis…

-    Le Lieutenant-Major Matolck, bien sûr…  assez pour les présentations d’honneur, menez-moi à mon équipage » l’interrompit Craig.

 À la place du froid qui avait déjà été enclenché, les regards semblèrent porté sur la femme qui regarda le Commodore parler d’un regard plein d’amertume.  Ce qui surprit les officiers présents.

« Oh, je vous présente Florence Craig, la nouvelle infirmière. »

Fenras n'en revenait pas. Engoncé dans son uniforme qui commençait à lui aller un peu large (même T'Pak n'avait pu s'empêcher de s'enquérir de son état de santé tant il semblait pâle et hâve), on avait l'impression que ses yeux lui sortaient des orbites. Il avait eu une réaction immédiate, ses lèvres avaient formulé un bref juron andorien que seul Zachary, debout à ses côtés et encore plus raide que lui, avait pu entendre. Zachary dont on avait l'impression qu'il avait avalé de travers. Pendant toute la discussion, houleuse, qui s'en était suivie, les deux compères ne bronchèrent pas, mais les sourcils froncés du Chef de la Sécurité et les poings serrés de l'Officier Tactique étaient autant d'évidences pour quelqu'un d'aussi expert que miss T'Pak qui gardait son calme olympien.

 

CRAIG : MATOLCK VOUS DEPASSEZ LES BORNES !

MATOLCK : Ah bon il est interdit de parler des principes qui gouvernent la Fédération maintenant ?

Les deux hommes se fusillèrent du regard pendant quelques instants. Un silence pesant régnait sur l’assistance. Florence brisa le silence d’une voix douce.

F. CRAIG : Je vous rassure Monsieur Matolck, j’ai toutes les compétences requises.

MATOLCK : Je n’en doute pas Miss Craig, mais j’aurais pensé que ce n’est pas à votre frère d’en juger… si vous voulez bien me suivre, je vais vous faire visiter le vaisseau.


Contrairement à ce qui aurait dû se passer, la tension ne redescendit pas lorsque le FO de l'Indépendance quitta la salle. Le commodore Craig semblait désireux de prendre son temps. Il s'avança vers le groupe dont les deux plus jeunes étaient sur des charbons ardents.

CRAIG : M. Visao ? Pouvons-nous procéder ?

VISAO : Bien sûr commodore.

CRAIG, s'avançant vers Fenras : Je n'ai pas l'heur de vous connaître jeune homme.

 

L'Andorien cilla. Talvin s'aperçut de la tension qui régnait chez son collègue et prit les devants :

VISAO : Je vous présente Fenras Vela, notre nouveau Chef de la Sécurité.

CRAIG, dont les yeux porcins semblaient analyser chaque pore du visage défait de son vis-à-vis : Vela, hmmm ? Un nom célèbre sur votre monde, ce me semble.

VELA, d'une voix hésitante : En effet, mons... commodore.

CRAIG, narquois : En effet, en effet. Je suis votre nouvel officier commandant, tenez-vous le pour dit.

VELA : Aye sir.

CRAIG : Bien. Un peu jeune pour occuper ce poste, non ?

 

Le commodore avait détourné la tête en posant sa question, comme si elle n'avait aucune importance. Elle eut sur le jeune homme bleu l'effet d'une gifle. Il rougit violemment, jusqu'au racines de ses cheveux blancs. Il fit un pas mais quelqu'un le retint par le bras : miss T'Pak, dont la main gauche avait la dureté de l'acier, et qui pourtant ne semblait pas avoir bougé. Pendant ce temps, Talvin conversait avec le commodore.

 

FLORENCE : M. Vela.

Fenras se retourna. Il avait oublié la nouvelle infirmière, qui se trouvait devant Zach mais celle-ci ne le quittait pas des yeux. Le trouble le gagna de nouveau, mêlé à une fureur sans nom : ces individus investissaient le vaisseau de Rox, salissaient sa mémoire. Cela ne pouvait pas être !

 

FLORENCE : M. Vela, nous accompagnerez-vous pour les visites protocolaires ?

VELA, baissant les yeux : Euh... non madame.

FLORENCE : Mademoiselle.

VELA : Pardon. Non, miss Craig. Le... devoir m'appelle.

 

Il se détourna et se dirigea d'un pas vif vers la sortie.

CRAIG, autoritaire : M. VELA !!!

 

L'Andorien cessa net sa progression. Il se retourna, mais il lui fallut pour cela un immense effort de volonté.

VELA : Commodore Craig.

CRAIG : Vous oubliez quelque chose, ce me semble, jeune homme.

VELA, aux abois, jetant des regards désespérés à T'Pak qui continuait à ne pas broncher : *Je hais cet homme... Je hais cet homme... Je hais cet homme...* Je ne... vois pas.

 

Il aperçut Talvin qui lui faisait des signes incompréhensibles, comme une sorte de révérence.

VELA, dans un éclair : Ah... Bienvenue à bord.

CRAIG, sentencieux : Capitaine.

VELA : Pardon ?

CRAIG : Bienvenue à bord, capitaine.

 

Un temps. T'Pak et Talvin échangèrent un regard. Lewis, qui escortait malgré lui Florence, s'arrêta.

VELA : Oui, capitaine.

CRAIG, hilare : A la bonne heure ! Allons M. Visao, en route.

 

Le groupe s'en alla, laissant Fenras debout devant la porte coulissante. Ses dents étaient serrées, ses yeux n'étaient plus qu'une mince fente.

Et dans sa tête, commença à poindre une envie de meurtre...

 

NB. La partie en noir a été rédigée par Mat.

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