Aujourd'hui s'achève doucement le 11 novembre. Pour nous Français, il s'agit de la commémoration de l'Armistice qui mit fin à la Première Guerre Mondiale : c'est un jour de Fête Nationale et les remises de médailles et autres défilés se multiplient dans toutes les communes tandis que les enseignants s'efforcent d'en rappeler l'origine à des gamins de plus en plus éloignés de l'idée même de guerre.
Mais pour nos amis Canadiens, ce jour est un jour encore plus spécial puisqu'ils l'ont voulu symbolique de la fin de toutes les guerres : ils y honorent leurs morts, ceux qui ont combattu pour leur patrie, mais avant tout pour défendre la Liberté des peuples oppressés. Beaucoup des leurs ont péri pour la France durant la Grande Guerre, et d'autres referont le même effort pendant la Seconde Guerre Mondiale, laissant leur vie à peine entamée s'écouler en ruisseaux vermeils sur le sable de Juno Beach...
Par ce poème diffusé dans un courriel par Mary-Lune, je voulais leur rendre hommage et saluer tous mes amis d'outre-Atlantique. Merci.
Sont parsemés de lot en lot,
Auprès des croix ; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leur chant au sifflement des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l'oriflamme,
Et de garder au fond de l'âme,
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
poème écrit en 1915, par le Lieutenant Colonel John McCrae, alors médecin militaire canadien.


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