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Couleurs, modus operandi

Après avoir lu les questions et doléances de surfeurs du web qui quémandaient un accès direct à certaines archives, j'ai pensé à réexpliquer ici même le code de couleurs employé. Tout d'abord, il existe deux grandes familles de liens : les liens internes, marqués en bleu sur ce blog, qui renvoient à un article ou une page fixe du Journal de Vance ; les liens externes, marqués en rouge, qui renvoient à un autre site ou blog. Ensuite, en raison de leur collaboration ponctuelle, certains articles sont rédigés dans des couleurs spécifiques, celles de Broots, Jennifer & TWIN.
Et retrouvez la boutique de Vance sur cette page !

par Vance publié dans : Journal de bord de Fenras Vela

Extrait de A nos compagnons disparus, une histoire initiée par Mat.  

Dramatis personae :

§     Riko Sleva, Angosien, officier de la Sécurité subalterne

§     Fenras Vela, Andorien, Chef de la Sécurité

§     Matolck, humain, Premier Officier exécutif (First Officer = FO)

§     Cynthia Keffer, humaine, infirmière en chef

§     Karl Davis, humain, pilote (Helm)

§     Zachary Lewis, humain, Officier Tactique

§     Zeemia Lioux, Trill jectorémissian, assistante-conseillère

§     Talvin Visao, Trill, Conseiller (Counselor = CNS)

§     Myria Glovax, ingénieur

 

Résumé des épisodes précédents : le Capitaine Tellan s’est sacrifié pour sauver ses officiers, il a disparu peu de temps auparavant dans l’explosion d’un vaisseau romulien. Le Haut-Commandement de StarFleet dans la Galaxie d’Yzon, où opère l’Indépendance, a nommé un nouvel officier commandant qui s’est immédiatement attiré l’inimitié de la très grande majorité de l’équipage, demeuré fidèle au souvenir de Tellan que le dénommé Craig semble s’efforcer de dénigrer. Et pendant que la mutinerie commence à gronder dans le vaisseau, Zeemia reçoit la preuve que son amoureux n’est pas mort, des mains d’un étrange prêtre. Suite à cela, Matolck prend la décision de mettre le commodore Craig aux fers, qui refusait d’entreprendre une mission de sauvetage jugée (sans doute à juste titre) hasardeuse.

 

 

] Episode 6

 

 

=/= Encore plus tard =/=

 

L'Indépendance s'approchait de Vulcain. Une sorte de fébrilité commençait à gagner tous les postes du navire, fleuron de la flotte. Quelque chose d'indicible était en train de changer les comportements de chacun, alors même que la nouvelle n'avait pas été officialisée.

 

En déambulant dans les coursives, l'Andorien ressentait cette tension positive, cette attente d'un événement. On le dévisageait, on s'étonnait parfois ouvertement de cet air radieux qu'il arborait. Et lui distribuait force conseils et encouragements, rassurait, aidait, secourait, se rendait disponible. Depuis la réunion qui avait précédé l'arrestation du commodore Craig, Fenras était un autre homme : ses cauchemars et ses visions récurrentes de fantômes avaient cessé. Grâce à Matolck. Cet homme devenait décidément une véritable référence dans l'univers restreint du jeune homme bleu : autant de force de caractère et de détermination, autant d'énergie dans l'accomplissement de sa tâche, autant d'ingéniosité pour tenter de résoudre l'insoluble, autant de solidarité et de respect pour chacun d'entre les membres de la grande famille du Big I ne pouvaient que conférer à son First Oficer un statut de dieu vivant. Désormais, pour celui qui avait tout fait pour le sortir du piège tendu par les Squandoriens, Fenras était capable de donner sa propre vie, d'aller où il lui dirait d'aller.

 

Et il savait parfaitement que, s'il fallait désigner un volontaire pour éventuellement remplacer le capitaine Tellan dans le vaisseau romulien, il ne serait pas le seul à se présenter. Si son FO était devenu un dieu, Tellan avait été carrément mythifié : hier encore, l’Officier des Opérations Denis Roy lui faisait part du 3ème cas de naissance d'un garçon qui avait été prénommé Rox... Et le conseiller Visao n'avait-il pas été contacté par des médias qui tenaient à concocter une version romancée de l'histoire de Rox Tellan, héros des temps modernes ?

Mais Fenras avait aujourd'hui un autre but que le simple fait d'aider son prochain. Ses pas le menèrent rapidement devant les laboratoires du Département scientifique.

Il s'annonça. On le laissa entrer. Ce qu'il fit, saluant ceux qu'il croisait. "Où est-il ?" demanda-t-il au lieutenant Centuri. L'officier scientifique lui indiqua d'un geste blasé le fond de la salle encombrée de tricorders. Fenras le remercia d'un signe de tête et s'avança.

Effectivement, posé sur une sorte de console au plateau illuminé, l'humble fragment de rocher était soumis à une nouvelle série de tests. De là où il se trouvait, à moins d'un mètre, l'Andorien pouvait même déceler à travers le globe transparent qui le recouvrait les caractères malhabiles qu'une main avait tenté de graver à sa surface. Une main : celle du capitaine Tellan. Une joie intense s'empara du jeune homme bleu, lui fit battre des cils sous l'effet d'une poussée lacrymale.

"Qui êtes-vous ?"

Une voix forte, sévère mais néanmoins féminine le tira de sa rêverie. Il se tourna sur sa gauche, où se tenait une personne qu'il ne connaissait pas. Une Vulcaine.

VELA : Pardon, miss. Je venais... pour le caillou.

T'KAR : M. Vela, je suppose ? On m'avait bien prévenue de votre arrivée en effet.

VELA : Vous supposez bien... lieutenant-commandeur. (Vela venait tout juste de remarquer les insignes distinctifs et pesta intérieurement pour ne pas l'avoir fait plus tôt.) Des nouvelles ?

T'KAR : Vous voulez que je vous donne de nouveaux renseignements sur ce fragment ? Les tests sont en cours, comme je l'ai fait remarquer à M. Matolck.

VELA, quelque peu déçu : Ah ! Et vous qu'en pensez-vous ?

La Vulcaine eut une hésitation, pendant laquelle Fenras prit le temps de l'observer d'un œil plutôt soupçonneux - depuis les derniers événements, il ne voyait plus les Vulcains avec la même sympathie qu'auparavant.

T'KAR : Ce que je pense de ça ? Voilà une question sans intérêt, M. Vela, du moins dans le cadre de nos recherches. On me demande de faire des analyses, je les fais.

VELA, perplexe - il ne parvenait pas à cerner le caractère de cette personne : Très bien, veuillez m'excuser miss... ?

T'KAR : Lieutenant Commandeur T'Kar. Je viens d'être affectée sur votre navire.

VELA : T'Kar... *Plutôt jolie pour une Vulcaine...* Bienvenue à bord. Je vous laisse donc. Amusez-vous bien.

 

Il s'en retourna, laissant la scientifique interloquée, se demandant si tous les officiers de l'Indépendance étaient aussi bizarres. Cependant un signal sonore l'avertit de la fin des derniers tests et elle retourna à la console.

 

Parvenu dehors, Fenras souffla un instant. *Bizarre cette femme... bizarre mais jolie...* Il s'ébroua : une femme de plus dans les officiers, voilà qui n'allait pas le mettre à l'aise. Mais bon, ce qui importait, c'était le message de la pierre : Rox était vivant !

communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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par Vance publié dans : Procédés cinéma

Plongée :

 

La plongée est un des deux angles de vue spécifiques qui diffèrent foncièrement de celle « à hauteur d’homme » – la caméra étant placée face aux visages à filmer). Dans une plongée, la caméra est placée plus haut que le sujet cadré qui donne ainsi l'impression d'être écrasé, rapetissé, pénétré de son insignifiance. Antonioni l’utilisait fort bien pour cerner un individu marqué par le destin (en le filmant par exemple du haut d’un immeuble) ; chez Eisenstein, déjà, elle permettait aussi de distinguer le héros qui bénéficiait alors d’un angle différent de tous les autres – comme dans l’intro de Alexandre Nevski.

 

Exemples (merci à Jennifer et TWIN) :

 

  • Dans 1492 de Ridley Scott, Christophe Colomb (Depardieu) s’offre une très belle plongée vers 39 min 25 ; la caméra le marque comme un fauve marque son territoire.
  • Dans Ben-Hur de William Wyler, lors de l’incomparable course de chars, on a droit à de fort belles plongées, presque verticales, au moment de la procession des concurrents juste avant le départ. Elles permettent de compléter l’énormité du cadre et l’importance de l’enjeu : les plongées semblent prises depuis la tête d’une gigantesque statue, comme si les dieux eux-mêmes se penchaient sur le destin de ces mortels.
  • Dans Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg, à la sixième minute, au début de l’époustouflante scène du débarquement sur Omaha Beach, la plongée révèle le champ de vision des défenseurs allemands planqués dans leur blockhaus sur la plage où viennent se jeter les G.I.’s inconscients.
  • Dans Amistad de Spielberg, la caméra joue avec les protagonistes et offre des perspectives intéressantes. Après la révolte des esclaves noirs, sur le bateau, on a droit à des plongées vues du haut d’un mât sur Cinque (Djimon Hounsou), succédant en alternance avec des contre-plongées presque aussi vertigineuses sur ce personnage dont l’histoire bascule sous un ciel étoilé, alors que la révélation le surprend.
  • Dans Un long dimanche de fiançailles de Jeunet, de splendides plongées viennent saisir les personnages, grâce à des mouvements habiles de grues notamment : on les sent empêtrés dans un destin qui leur échappe. Toutefois, Jeunet, comme Scott, a tendance à en abuser (c’est à dire qu’il les utilise uniquement parfois pour le côté esthétique). On admirera néanmoins la petite séquence du phare dans lequel montent les deux enfants (Mathilde et Manech) avec un travelling aérien tournant du plus bel effet.
  • Dans Brazil de Terry Gilliam, le personnage principal est cadré de très haut au moment où il pénètre dans l’entreprise dans laquelle il travaille : on le sent écrasé, réduit à l’état d’insecte besogneux sous les perspectives de ces murs impressionnants par leur gigantisme et leur froideur.
  • Tim Burton film beaucoup son Batman (1989) en plongée, notamment, lors du dernier acte, dans la cathédrale, où le personnage, très animal dans sa petitesse et ses longs plis de cape, semble écrasé par l'immensité de décor gothique.
  • Les plongées de Citizen Kane sont également très intéressantes. Kane est étonnamment filmé ainsi alors que ça le rend encore plus charismatique, au milieu de ses journaux éparpillés par exemple.

 

A compléter…

 

 

 

 

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