Présentation

  • : Journal de Vance
  • journal-de-vance
  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
  • Retour à la page d'accueil
Lundi 13 août 2007

publié dans : Comics par Vance

DK2

the Dark Knight strikes again

 

DK2.jpgUn comic-book culte de Frank Miller & Lynn Varley

 

Résumé BD-Thèque : 3 ans après être officiellement mort lors de son duel contre Superman, Bruce Wayne alias Batman prépare son retour au grand jour. Cette fois, il ne va plus s'attaquer aux petits criminels qui sévissent dans les rues : il va s'attaquer aux plus grands des criminels, ceux qui gouvernent le monde !

 

Plus mûr, plus sombre, plus cruel, plus brutal que le précédent opus : Dark Knight Strikes Again est un monument dédié à la bêtise humaine, à ses travers incorrigibles, ses valeurs refuge et la tendance qu'ont les hommes à répéter les erreurs du passé. Peut-être plus difficile d'accès que le premier car il passe en revue une majorité de héros du monde de DC - Superman s'y taille la part du lion, il n'est plus cette ombre menaçante qui ne se dévoile qu'à la fin de Returns et il est amusant pour les connaisseurs de voir l'évolution prise par les autres.


Et Batman, ravagé, oublié, tapi dans les bas-fonds, un Batman devenu quasi-omniscient par le biais d'un réseau efficace et d'une technologie parfaitement maîtrisée, Batman se lève pour entamer son ultime croisade. Et c'est énorme.

Eventuellement on peut être choqué par cette concession au sensationnel, au spectaculaire qu'on ne trouvait pas dans le premier volume. Cela dit, DK2 est un feu d'artifices qui se veut définitif. Les informations fusent de toutes parts, les planches, tout en restant lisibles, mêlent avec une certaine perversité les interventions des protagonistes, les pensées intimes de certains d'entre eux, les déclarations tonitruantes de représentants du gouvernement, les réactions d'un peuple dépassé par les événements et les commentaires de speakers loufoques d'une époque décadente où la TV est intimement mêlée à la vie quotidienne. Ce dernier côté fait étrangement penser à l'Incal (de Moebius et Jodorowski), d'ailleurs.


Bien sûr, ça fait parfois fouillis (j'ai personnellement eu du mal avec les Superchicks ) d'autant que la mise en page n'aide pas vraiment à s'y retrouver (les encadrés de phylactères représentant les soliloques ou les pensées des personnages ne sont pas coloriées en fonction de ceux qui s'expriment : il faut juste suivre, et il n'était pas rare que je doive reprendre plusieurs pages en arrière pour comprendre la suite).


Pour le reste, l'Apocalypse annoncée est tonitruante, sans être surprenante : Crisis est passée par là, et Dark Knight Returns avait ouvert la voie. Il est d'ailleurs inutile de comparer Crisis on Infinite Earths et DK2, même si les sujets sont finalement assez proches. Mais le traitement clair du dessin de Pérez qui a ses fans (dont moi) et celui de Miller sont radicalement différents. Crisis est plus abordable, malgré ses nombreuses ramifications, épisodes dans l'épisode et la multiplication des personnages. DK2 est plus adulte, plus épais, plus dense. 

Au final, joie et amertume, avec un dernier chapitre tout en accélération, où les attentes sont enfin soulagées : c'est le Retour du Roi, mais un roi qui refuse le trône, tel Godefroy de Bouillon à Jérusalem au lendemain de la Première Croisade. Il ne se demande pas si tout cela valait la peine, si les victoires compensent les pertes (car il s'agit de guerre, d'une guerre totale). Seuls comptent sa mission, et ceux qu'il aime.


Plus qu'humain : indispensable. 

Chroniques annexes :


Batman begins (le film)


Dark Knight returns (le comic book)

 

communauté : SOIF DE LIRE...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 17 juin 2007

publié dans : Comics par Vance

Comic book en 7 volets de Mark Millar et Steve McNiven, édition kiosque Ó Panini Marvel France juin 2007

civilwar3.jpgAprès l’application de la Loi de Recensement des Surhommes, les super-héros se retrouvent divisés en trois camps : les partisans de la Loi, qui recherchent avant tout à ne pas entrer en conflit avec le gouvernement et à épargner les peines qui découleraient d’une vaine résistance ; ceux-là se rassemblent derrière Iron Man et Red Richards. En face, les rebelles, qui au nom de la liberté et de l’équité refusent de s’engager, de dévoiler leur identité et de mettre ainsi en danger leurs proches ; ils sont plus nombreux, avec Captain America en chef de file. Et puis il y a ceux qui hésitent encore (les autres Fantastiques) ainsi que ceux qui préfèrent la neutralité provisoire (les X-Men). Cette fois, la guerre est véritablement engagée, avec ses quartiers généraux, ses alliances fragiles, ses traîtrises : Iron Man ne recule devant rien pour faire plier la volonté des réfractaires, ce qui a tendance à faire grincer des dents chez des alliés comme Spider-Man ou Ben Grimm. Dans le précédent épisode, ils ont réussi à les faire venir sur un prétendu lieu de détention de super-humains, afin de mieux les piéger. Alors que chaque camp semblait avoir usé d’une botte secrète, voilà que survient aux côtés des loyalistes Thor, que tout le monde croyait mort, et qui pourrait bien mettre un terme définitif au conflit. Pendant ce temps, Speedball, malgré les efforts de son avocate Jennifer Walters, est en passe d’être envoyé en détention, dans un lieu secret où il découvrira l’ampleur du programme mis en place par Tony Stark pour les rebelles. Et c’est Wonder Man qui prend en charge la filature de ce que le SHIELD considère être un agent dormant – mais pour le compte de qui ?


L’épisode d’aujourd’hui est particulier en ce sens qu’il demeure centré sur un combat dantesque où l’usage de forces de plus en plus terrifiantes finit par faire une victime – et ce drame, auquel personne ne croyait, risque bien de changer la donne pour la suite de la Guerre Civile. On connaissait les héros qui ne s’étaient engagés aux côtés d’Iron Man que parce qu’ils croyaient en la vertu de la Loi et étaient aveuglés par leur fidélité aux valeurs gouvernementales : mais à présent qu’un de leurs anciens partenaires est mort, comment vont-ils réagir ? Si les atermoiements de Spider-Man sont plutôt développés dans sa propre série (remarquable en ce moment), ceux des FF donnent lieu à un dénouement inhabituel et poignant. Mais en face, les « autres » ne sont pas en reste : le combat n’est-il pas perdu d’avance ? S’enregistrer n’est-il pas la meilleure solution ? Cap America n’est-il pas aveuglé par son opposition farouche à ce qu’il estime être un acte inique ? Les jugements de chacun sont mis à rude épreuve, les loyautés également.

 

Au travers d’une mise en scène inspirée, avec des cadrages saisissants de Steve McNiven – qui décidément séduit par son utilisation redoutable de contre-plongées et de gros plans signifiants – on est emporté dans la tourmente Civil War avec délices et passion. Millar sait parfaitement nous captiver en jouant habilement sur les mystères et secrets d’Etat, les retournements, les décisions radicales et les prises de conscience tardives. Au vu de la façon dont les événements s’enchaînent, on est en droit de se poser des questions sur la manière dont les personnages principaux réagissent, mais on est surtout effaré par les implications qu’auront certaines initiatives. Sans être véritablement transgressif, on est en plein dans ce goût du spectaculaire qui plaît tant dans la série Ultimates : plein la vue, et encore plus, mais avec style. Violent sans être bourrin, malin sans être véritablement subtil, profond sans être réellement complexe. 4e épisode, et l’escalade atteint des sommets qui nous font nous demander : « Jusqu’où n’iront-ils pas ? ».

 

Frontline n’est pas en reste, surtout le très bon the Accused où Speedball explore les dessous de l’histoire. Honni par une opinion publique vindicative, malmené par ses codétenus, il affiche un étonnant sens de la dérision et une résistance incroyable : bref, de gamin irresponsable et un peu suffisant, il est en passe de devenir un homme qui s’ébahit de voir tant de cruauté et d’étroitesse d’esprit dans une population qui ne cherche que des boucs émissaires. Et il sera le témoin privilégié des proportions insoupçonnées que prend cette Guerre Civile, jusqu’à une mascarade qui fera écho à une autre ayant marqué l’inconscient collectif. Sleeper Cell est moins convaincant, en raison d’une histoire nébuleuse et de dessins médiocres, mais elle a l’avantage de renvoyer à ceux qui sont partis en chasse du véritable coupable de l’explosion de Stamford (dans la série Wolverine).

Plus de renseignements sur Univers Marvel (attention aux spoilers !).


ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus