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  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
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Cinéma

Encore une évolution. L'air du temps, des opportunités offertes et l'appui de vrais amis passionnés à leur manière (Broots, Jennifer & TWIN). Toujours est-il que le cinéma, déjà non négligeable auparavant, prendra une place désormais prépondérante dans ce blog. Toujours est-il que dans les prochains jours, de nouvelles rubriques consacrées au VIIe Art devraient voir le jour.
Une question me taraude : dois-je changer le nom du blog ?

par Vance publié dans : Tous les films

Un film de Fred McLeod Wilcox (1956) avec Leslie Nielsen, Walter Pidgeon et Anne Francis.

 Zone 1 édition 2 DVD 50e anniversaire.

  

Visionné en VOST 5.1.  

Un croiseur fédéré entre dans le système d’Altaïr avec pour mission de récupérer l’équipage du Bellerophon, vaisseau dont on n’a plus de nouvelles. Ils ne trouveront qu’un unique survivant, le Dr Morbius, qui réside seul avec sa fille sur une planète mystérieuse sur laquelle rôde une force inquiétante. Le problème est qu’il refuse de repartir sur Terre, tout en priant ses « sauveteurs » de repartir avant qu’il n’arrive malheur. Mais le Commander Adams, séduit par la jeune Altaïra, n’aura de cesse de découvrir ce qui se cache en ce monde inconnu…

Un film extraordinaire, sans doute l’un des meilleurs représentants de la SF au cinéma : ni primaire, ni ridicule, la production a tout fait pour porter à l’écran certaines des préoccupations de l’époque que les grands auteurs de SF transcrivaient déjà dans les romans devenus des classiques. On voit ainsi grâce aux scènes coupées qu’elle n’a pas hésité à supprimer tout ce qui pouvait trahir la volonté de faire un film sérieux, notamment les effets spéciaux un peu trop voyants. Le résultat est bluffant et, le rythme mis à part (le milieu est plutôt mou et l’ensemble est un peu bavard par rapport aux standards actuels), le film demeure une réussite totale. Il suffit de voir le souci de précision dans les manœuvres spatiales (avec un jargon, des tenues, un décor et des effets qui préfigurent Star Trek : les plots de décélération ressemblent à s’y méprendre aux salles de téléportation) et la description d’un univers cohérent (avec un mini-chronologie en voix off et la mention d’une Fédération de planètes). En outre, et malgré quelques répliques humoristiques, les acteurs respectent le cahier des charges. Pareil pour les mattes de paysages sublimes ou les différents gadgets.

Mais Planète interdite jouit en outre de la présence de Robbie le robot, à la fois garde du corps tout puissant et majordome stylé, pouvant synthétiser n’importe quelle matière (cf. encore Star Trek) mais incapable de porter atteinte à un être humain (les Trois Lois de la Robotique d’Asimov ne sont pas loin). Sa diction précieuse et ses capacités de traduction préfigurent le futur C3PO.

Le scénario, bien plus profond qu’il n’en a l’air, s’appuie non seulement sur le thème des civilisations disparues mais également sur la psychanalyse. Sans être rebutant, c’est réalisé de façon éclairée avec une alternance de scènes légères (les leçons de séduction d’Altaïra, Robbie et le cuistot), de séquences explicatives (la découverte de l’héritage des Krells) et d’autres nettement plus sombres et dramatiques (les différentes attaques de la « Bête » invisible). L’emploi d’une musique exclusivement électronique – davantage des bruitages que des sons harmonieux – renforce le côté oppressant : là encore, un pari osé mais une réussite majeure.

Reste la restauration, et c’est miraculeux : images claires et bien contrastées (malgré de nombreuses scènes nocturnes), couleurs éclatantes. Le remix 5.1 est une découverte : il permet aux sonorités grinçantes de la BO de conférer une dimension supplémentaire dans l’inquiétude et le mystère. A l’écoute de la VF (mono), on s’aperçoit que le doublage était déjà de bonne facture, notamment pour la voix de Robbie (interprété par Marvin Miller en VO).  

Et les bonus à foison appuient encore cette impression d’être devant une œuvre aboutie, juste, témoignant d’une SF adulte et non pas prétexte à montrer des extraterrestres glauques et des savants fous : à la fois hommage aux pulps et film de genre ultime, Planète interdite demeurera une référence absolue, à mi-chemin entre les œuvres hard science (2001, l’Odyssée de l’Espace) et une SF plus légère et souvent galvaudée. 

A voir absolument.  


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par Vance publié dans : le Film du mois
 
Film Du Mois : Planète interdite



Découvertes /(Re)découvertes :
Rocky Balboa, de Sylvester Stallone (2006) Arrow 7.5/10
Pillow Talk, de Michael Gordon (1959) Arrow 6/10
Planète interdite, de Fred McLeod Wilcox (1956), édition 50e anniversaire Arrow 9.5/10
Top Hat, de Mark Sandrich (1935) Arrow 7.5/10
the Stratton Story, de Sam Wood (1949) Arrow 7.5/10
Inland Empire Arrow 9/10
Tokyo Godfathers, de Satoshi Kon Arrow 8/10



Films revus :
les Valeurs de la Famille Addams (1993) Arrow 8.5/10
Street Fighter II, the animated movie  Arrow 8/10
Seven, de Fincher Arrow 9/10
Kill Bill, de Tarantino Arrow 9.5/10

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