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Couleurs, modus operandi

Après avoir lu les questions et doléances de surfeurs du web qui quémandaient un accès direct à certaines archives, j'ai pensé à réexpliquer ici même le code de couleurs employé. Tout d'abord, il existe deux grandes familles de liens : les liens internes, marqués en bleu sur ce blog, qui renvoient à un article ou une page fixe du Journal de Vance ; les liens externes, marqués en rouge, qui renvoient à un autre site ou blog. Ensuite, en raison de leur collaboration ponctuelle, certains articles sont rédigés dans des couleurs spécifiques, celles de Broots, Jennifer & TWIN.
Et retrouvez la boutique de Vance sur cette page !

par Vance publié dans : Tous les films

Un film de Richard Curtis (2003) avec Hugh Grant, Colin Firth, Liam Neeson, Emma Thompson et plein d’autres  

5 semaines avant Noël, les histoires d’amour croisées de personnes disparates à Londres : un écrivain trompé par une femme qu’il adorait, un homme dévasté par la mort de sa femme, un enfant amoureux d’une fille qu’il juge inaccessible, un patron séduit par une employée, des collègues qui tombent amoureux… Les couples se font et se défont alors qu’approchent les fêtes de fin d’année.

Miraculeux.

Et pourtant, qu’est-ce que ça partait mal ! C’est effectivement totalement prévisible, avec des situations vues et revues, des résolutions complètement banales, des personnages qui semblent être des redites des précédents films de Curtis – d’ailleurs, de nombreux clins d’œil font référence à des œuvres du genre 4 Mariages & un enterrement, ne serait-ce que la chanson de Wet Wet Wet. Hugh Grant fait du Hugh Grant. Keira Knightley a tout de l’erreur de casting. Colin Firth ose sourire. Tout ce qui touche aux USA est montré dans un esprit de caricature éhontée (un Président libidineux, des Américaines peu farouches).

Néanmoins, figurez-vous que ça fonctionne. Le montage, bien que mettant sous l’éteignoir certains couples pour les faire reparaître longtemps après, réussit à nous passionner pour la majeure partie des histoires, le drame qui empêche Sarah de concrétiser sa romance, les efforts de Sam pour tenter de se faire remarquer par la fille qu’il convoite, les atermoiements d’un Alan Rickman (vraiment impeccable, à la fois précieux et classe) taquiné par le démon de midi, le vrai coup de foudre de Hugh Grant pour Natalie (dès le premier échange verbal, et quel échange !), la révélation des sentiments de Mark. Et de nombreuses autres histoires, sensibles, futiles (ma préférence allant à celle entre Jamie et Aurelia, d’une touchante naïveté) viennent ponctuer ces saynètes, alternant avec les pointes d’humour so british qui parviennent à rendre le ridicule hilarant.

Même si toutes les histoires ne se finissent pas bien, si tous les pots ne retrouvent pas forcément un couvercle, le dernier quart d’heure procure suffisamment de conclusions attendues (espérées) réalisées avec suffisamment de maîtrise pour qu’on ne puisse s’empêcher de s’émouvoir. On rit donc, et on pleure aussi : c’est la vie, en fait – idéalisée, magnifiée, simplifiée, mais elle nous ressemble au fond.


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par Vance publié dans : Citations
C'était normal que je l'arrête en lui balançant un lampadaire dessus. C'était mon devoir de super-héros.
in Ultimate Fantastic Four, par Mark Millar, Panini Marvel France 2007
Ben Grimm expliquant à un flic pourquoi il a défoncé une voiture.

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