Présentation

  • : Journal de Vance
  • journal-de-vance
  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
  • Retour à la page d'accueil
Lundi 19 février 2007

publié dans : Littératures par Vance

Une série en Bande Dessinée de Ptiluc.

Ca se passe dans une décharge dans laquelle vivent plusieurs tribus de rats, prétexte pour l’auteur à de multiples dialogues sur le sens de la vie, entre sagesse populaire et philosophie de bon aloi. Parfois un peu bavard, mais souvent intéressant à défaut d’être captivant. Et le dessin est irrésistible, assez proche du comic strip et bourré de références culturelles, au cinéma comme à la BD.

Second souffle : JEFFERSON ou le Mal de vivre

Une seule histoire mais qui semble constituée de petits sketches sympathiques liés un peu artificiellement entre eux, sur un rat promenant son spleen tout au long de son périple, recherchant un sens à sa vie et, n’en trouvant pas, appelant la mort… d’autant que Jefferson ne lui répond jamais. Mais qui est Jefferson ? Sans doute pas ce Monolithe sombre qui se dresse dans un coin de la décharge, ni aucun des rats plus ou moins malheureux ou farceurs dont il croise la route.

Neuvaine : relecture du Mythe de FRANKENSTEIN ; Renaissance

Le dessin s’affine, prend de la couleur et du poids.

La mise en page demeure classique. Mais cette fois l’histoire est mise en avant : un rat survit à une guerre tribale. Il rencontre une rate cul-de-jatte ( !) avec laquelle il refuse de procréer pour « resoucher », c’est à dire repeupler la zone ainsi dévastée. C’est contraire aux principes et d’autres vont le lui faire comprendre. Persuadé qu’il y a une solution à ces massacres ethniques, croyant aux vertus de la science, il se lance dans la création d’une créature qui mettrait fin aux problèmes de tous les rats, sous l’œil d’un être sans âge tapi dans les profondeurs de la décharge et d’un chef de clan un peu moins stupide que les autres. Mais, comme toujours, la solution apporte son lot de problèmes insurmontables.

Décimation : Remords ; relecture du mythe de Frankenstein

La suite est encore meilleure : la créature créée dans le but avoué de donner naissance à un monde nouveau pour les rats s’avère en fait être terriblement destructrice et incontrôlable, malgré le soin avec lequel notre rat scientifique avait choisi le cerveau. Il va donc falloir trouver une solution, d’autant que le chef de la tribu locale s’inquiète, le fait surveiller et espère avec son aide pouvoir enfin régner sur une terre sans limites. Peut-être devrait-il davantage écouter le cerveau maintenu artificiellement en vie de la rate qui l’avait fidèlement secondé dans le premier épisode ? Alors que pèse le spectre de la fin du monde, il va devoir prendre une décision cruciale, d’autant que, quoiqu’il fasse, il est condamné…


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 17 février 2007

publié dans : Littératures par Vance

Recueil de nouvelles de SF par Isaac ASIMOV, Folio SF n°217, ã Denoël

Avec la collection Folio SF, nous avons l’occasion de redécouvrir le « Bon Docteur », Isaac Asimov, récemment décédé, l’écrivain tous genres confondus ayant récolté le plus de récompenses pour ses écrits de vulgarisation et ses œuvres de fiction. Cet émigré russe est entré dans la SF comme on entre en religion : par envie et par nécessité, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Grâce à des œuvres majeures comme Fondation ou ses récits sur les robots (récemment adaptés au cinéma avec Will Smith), Asimov est désormais mondialement reconnu comme un auteur majeur de la SF , représentatif de ce qu’on a appelé avec un brin de nostalgie l’Age d’or du genre.

Le recueil Dangereuse Callisto rassemble pour les lecteurs francophones les nouvelles parues aux USA sous le nom Early Asimov : les écrits de sa jeunesse, présentés et commentés par le maître lui-même, avec cet humour et cette autosatisfaction qui sont sa marque de fabrique. Une légère différence toutefois : la nouvelle Half Breed n’y est pas, remplacée par Homo Sol.   

Outre un intérêt relatif pour les amateurs de SF (ce sont des récits souvent naïfs avec des fins parfois maladroites), on peut y observer les traces de ce qui fera plus tard le style inimitable du maître : sa propension à passer par les dialogues pour faire avancer l’intrigue, ses explications scientifiques toujours réalistes et argumentées, un humanisme un peu candide et de l’humour bon enfant. En outre, le Frère Précheur… fournit quelques éléments qui resserviront pour Fondation ; de même, d’autres récits préfigurent les nouvelles sur les Robots.   

Enfin, les commentaires sont irrésistibles et précieux. On plonge grâce à eux dans cette époque agitée où la SF prenait son essor au travers de magazines bon marché et avides de nouvelles plumes, on rencontre de futurs mastodontes de cette littérature (Fred Pohl, J.W. Campbell, Ted Sturgeon, L. Sprague de Camp), on constate à quel point Asimov aimait s’inspirer d’événements historiques et on sourit aux anecdotes racontées avec délicatesse et ironie.

  

Bref, malgré des coquilles gênantes (dans la même page, on parle de « Callisto » puis de « Callipso » !), c’est un régal pour les amateurs, une bouffée d’air frais, autant naïve que touchante. Et les premiers pas d’un grand maître, père du space-opera intelligent et des 3 Lois de la Robotique.   


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Blog : Enfants / Famille sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus