Vance met en vente

Mercredi 31 octobre 2007

publié dans : Jeux de Rôles par Vance
Tout est possible dans les univers de jeu de rôle. Je ne vais pas vous réexpliquer comment cela fonctionne (un petit récapitulatif se trouve ici, sur la page du Sanctuaire), mais laissez-vous convaincre que les seules limites sont celles de l’imagination, et, à la rigueur, la capacité des PJ (Personnages Joueurs) à se plonger dans la situation décrite par le MJ (Maître de Jeu), à interpréter leur caractère, bref, à s’y croire complètement. Outre que cela occasionne des moments de délire, parfois franchement drôles – le Jeu de rôles est avant tout fait pour s’amuser – parfois empreints de tension dramatique (lorsque l’ambiance, le scénario et le roleplaying s’y prêtent), la mort d’un PJ n’est jamais anecdotique, d’autant plus que le joueur se sera investi. J’ai de douloureux mais sublimes souvenirs de certains de mes personnages, à l’Appel de Cthulhu, qui se sont suicidés sous les coups d’un accès de folie implacable ou ont eu affaire à trop forte partie : avec des potes, on en rigole encore. Rien de traumatisant, hein, il faut déjà être bien perturbé pour se jeter par la fenêtre parce que votre Paladin de niveau 31 vient de se faire terrasser. Connaître la mort dans un jeu de rôles fait partie de ces passages obligés qui laissent quelques traces amères et beaucoup de joie. Le jour où vous serez confrontés à un ver géant d’une trentaine de mètres avec pour seule arme un pistolet à eau rempli de jus de citron, vous comprendrez ce que je veux dire…  

Ces anecdotes ont été piochées sur un site consacré aux jeux de rôles, elles sont toutes véridiques (en bleu, les anecdotes issues de souvenirs personnels). Si elles vous plaisent, j’en ai d’autres en réserve, j’attends vos commentaires. Et si certains ont envie d’en envoyer, qu’ils ne se gênent pas.

1.                  Celui-là a raté un jet de charisme et a roté devant le roi Rohirrim ; il a donc du pour réparer l'affront combattre un sanglier à mains nues... (à JRTM [1] )

2.                  Celui-ci est tombé dans un nid de dragons lors de la saison de reproduction.

3.                  Cet autre s'est tué en tombant d'une fenêtre d'une hauteur de 1 mètre [ça arrive même aux meilleurs].

4.                  Celui-là avait une épée enchantée qui bêlait en présence d'orks. Ben... son épée a fait bêêêê alors qu'il espionnait un campement d'orks...

5.                  Après une chute de 34 mètres dans un gros trou, il a survécu. Un autre PJ part le chercher, il tombe dans le trou avec sa charrue. Tout d'abord le premier se prend le cheval de trait sur la couenne, mais survit. Il se prend ensuite la charrue, il survit (un peu mal en point quand même). Puis il se prend le PJ, et meurt.

6.                  Un PJ veut jouer un sale coup à un autre. Il fait boire un philtre d'amour amélioré à un ogre (joué par un PJ) mais oublie de quitter son champ de vue à son réveil... Ledit réveil fut brutal et le PJ préféra se suicider plutôt que de boiter toute sa vie...

7.                   (à JRTM) Faire un échec critique[2] de déplacement de -387 en descendant un escalier glissant, et donc s'éclater littéralement la tête en bas des marches après s'être fracturé à peu près tous les os du corps durant la chute, et cela dans la première pièce du premier donjon, avec le premier jet de dé de la soirée.

8.                  A été pris comme bouclier humain par un autre PJ qui comptait attaquer un terroriste qui utilisait son FAMAS...

9.                  Cet autre est mort en s'électrocutant avec une batterie de voiture.

10.              Celui-là a fait preuve d’un peu trop de zèle à Paranoia [3] : ayant appris au préalable que le chef de son escouade était un traître, il va le voir et lui révèle ce qu’il sait sur lui, espérant lui mettre la pression. L’autre, supérieur en grade et armé, l’a volatilisé. Ca se passait juste avant le premier briefing, la mission n’avait pas commencé…



[1] JRTM : Jeu de Rôles de la Terre du Milieu, le premier jeu de rôles officiel à adapter directement l’œuvre de Tolkien, bien que tout le monde sait que Donjons & Dragons s’en soit largement inspiré. Plus d'infos sur le célèbre site du G.R.O.G.

[2] Echec critique : fumble en anglais ; rater de manière significative le jet de dés déterminant la réussite de l’action, en tenant compte d’éventuels malus (niveau, initiative, surprise, état du terrain, etc…). Toujours un grand moment.

[3] Paranoia est un jeu futuriste post-nucléaire. Les humains vivent dans des abris souterrains dirigés par un Ordinateur qui régente tout. Les joueurs appartiennent à une société secrète (interdite) et possèdent un pouvoir mutant (interdit aussi). Les scénarios sont construits pour que les PJ aient l’occasion de se dénoncer mutuellement, ou de s’en sortir ensemble.


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Domaine de Saladdin, un site regroupant avec humour des anecdotes sur les jdr (dont celles ci-dessus)
                Zine-Zine, LE fanzine culte sur l'univers rôlistique, bourré d'histoires tordantes et de faux articles plus vrais que nature
                

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Dimanche 7 octobre 2007

publié dans : Jeux de Rôles par Vance

Rédiger les Aventures de Vance ne cesse de me replonger en ce temps où avec quelques amis, nous refaisions (littéralement !) le monde autour d’une table, entre deux plaisanteries et quelques verres de Coca : les jeux de rôles m’ont ainsi procuré quelques-unes de mes plus grandes joies et le plaisir de parvenir au bout d’un scénario haletant, servi par un maître de jeu (MJ) doué et motivé et avec des compagnons de jeu complètement impliqués est un plaisir rare. Bien loin des poncifs que la télévision a sortis à une époque de chasse aux sorcières (le jeu de rôles est démoniaque et pervertit la jeunesse), ce loisir collectif ne m’a laissé que de bons ou excellents souvenirs.

 

Toutefois, les jeux de rôles (jdr) sur table n’avaient pas que de bons côtés et, malgré les trouvailles des éditeurs ou de certains joueurs, la maîtrise d’un scénario en cours n’était pas chose aisée. Qu’il ait été acheté, adapté, emprunté, téléchargé ou créé de toutes pièces, la gestion des à-côtés revêtait parfois un caractère fastidieux suivant les règles imposées ou la maniaquerie du MJ : de la création des personnages au suivi de chaque péripétie (combat, blessure, déplacement, trouvaille d’importance), il arrivait à ceux qui se lançaient dans l’aventure de la maîtrise qu’ils aient à se débattre entre de nombreux tableaux, des notes manuscrites, des jets de dés à faire, un plateau pour les figurines à respecter, bref une paperasse digne d’un PDG de PME en mal de secrétaire. J’en ai connu qui shuntaient carrément cet aspect du jeu en ne se concentrant que sur l’intrigue, limitant au maximum les transcriptions papier – et les jets de dés : ça donnait à la partie un côté « tout-terrain » intéressant mais qui nuisait à une véritable ambiance, d’autant qu’il est parfois nécessaire pour certains joueurs de pouvoir mieux s’ancrer dans le contexte décrit. Je sais que le Seigneur Belasco, ou même Grey qui a aussi été MJ, ne me contrediront pas lorsque j’évoque ces moments où un joueur, à cause d’un jet litigieux ou d’un point de règle nébuleux, vous force à faire une pause dans l’histoire le temps de trouver un compromis ou un point de règle salvateur.

 

L’informatique a très vite tenté les joueurs et MJ qui ont essayé d’y trouver un moyen de se délester un peu du tout-venant. A une époque, sur le forum d’Oriflam (l’éditeur français d’Elric et Hawkmoon, jdr adaptés des mondes de Michael Moorcock), un joueur m’avait proposé déjà un classeur Excel permettant de créer et de gérer les personnages. Plus tard, j’ai trouvé des générateurs de cartes et de plans pour pouvoir y disposer des figurines – afin de mieux visualiser les combats. Et d’autres programmes ont fleuri sans doute depuis que je me suis un peu désintéressé du monde rôlistique.

 

arpege.jpgMais voici Arpège, que j’ai déniché en surfant sur le site de T.O.C. (LE site français des fans de l’Appel de Cthulhu, le plus prestigieux et le plus connu des jeux de rôles « papier », fondé sur les écrits de Lovecraft, un système de jeu efficace pouvant administrer la folie et doté de scénarios parmi les plus réussis qui soient). C’est un programme téléchargeable (ici) qui permet de délester le MJ d’une bonne quantité de ces petits soucis logistiques : on peut y afficher le calendrier en cours, accélérer ou ralentir le temps, effectuer des jets de dés, créer des personnages, gérer les combats ou les effets de la folie. Bref, un véritable tableau de bord remplaçant avantageusement l’écran pliable du MJ et les nombreux post-its qui y pullulaient. Les auteurs de ce logiciel (que vous pouvez contacter ) ont même créé un site dédié, ceci afin de tenir à jour leur travail et de recueillir les éventuels commentaires des testeurs. Je peux déjà vous dire que j’ai été enthousiasmé, malgré quelques messages d’erreur de Windows, qui ne prêtent cependant pas à conséquence. Une section « Modules » devrait permettre d’y adjoindre de nouveaux jeux. Bon à savoir. MJ, vous savez ce qui vous reste à faire !

 

Me referais bien une chtite partie de Cthulhu, moi…
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Définition du jdr sur le site du Sanctuaire

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