Vance met en vente

Lundi 28 mai 2007

publié dans : Comics par Vance
les-Livres-de-Fatalis.jpgMarvel Mega #30 : le Livre de Fatalis

 

Les 6 épisodes de la mini-série Books of Doom, écrite par Ed Brubaker et dessinée par Pablo Raimondi, ãPanini Marvel France, édition kiosque.

 

Ce n’est pas la première fois chez Marvel qu’on réécrit les origines d’un personnage, quitte à modifier certaines assertions et à réinscrire le héros dans un contexte plus moderne. La plupart des héros y ont eu droit. Ici, Brubaker nous raconte

l’enfance de Viktor von Doom et son accession au trône de Latvérie, à travers un témoignage direct de Fatalis et de quelques-uns de ses contemporains.

C’est narré comme dans un reportage, à la manière de Little Big Man. Les dessins, clairs et explicites (tout le contraire des couvertures peintes par Rivera), mettent l’accent sur les expressions – beaucoup de gros plans – plutôt que sur l’action. L’ensemble est sombre, dans des tons chauds (sauf les scènes dans la neige).

 

Facile à lire, une fois qu’on a compris le concept des dialogues en voix off, l’histoire insiste davantage sur les objectifs de Fatalis que sur l’actualité. On peut être déçu par certaines attentes : la confrontation avec Red Richards est à peine abordée, et sur le ton de la plaisanterie (la 1e partie s’attèle d’ailleurs à dégommer quelques rumeurs de ce genre) ; les inventions sont évoquées de façon assez vague, on reste assez loin du Fatalis qui transparaissait dans la plupart des aventures de FF, ou même de celui qui affrontait Iron Man dans les très beaux épisodes où ils sont coincés dans le monde des Chevaliers de la Table ronde. On a surtout affaire à un homme blessé et frustré, conscient de son génie, éternellement insatisfait. Récit humain, cherchant à révéler d’autres facettes de l’homme qu’on croyait connaître par cœur. Pourtant, chaque tentative de faire le bien (comme la libération de son peuple) se trouve contrebalancée par des attitudes ou des réflexions répréhensibles (il n’hésite pas à tuer ceux qui le contredisent). Et ses très rares failles (son attachement très fort pour sa mère, sa tendresse pour Valérya) ne lui poseront pas longtemps de problèmes de conscience.

 

Au final, le portrait dressé est intéressant mais frustrant (on est très loin du Fatalis qui deviendra maître du monde), malgré un petit twist final qui prête à sourire. Fatalis n’en sort ni grandi, ni avili. Peut-être un peu plus humain.


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Jeudi 24 mai 2007

publié dans : Comics par Vance

Marvel Universe #1 : Annihilation (1/4)

 

marvel-universe-01.jpgAnnihilation Day (prologue) + mini-série Annihilation Nova (4 épisodes)

 

Premier volet de la saga cosmique ambitieuse de Keith Giffen qui voit la destruction systématique de Xandar, patrie du Nova Corps, avant que la Vague d’annihilation ne touche la Galaxie d’Andromède (patrie des Skrulls), l’Empire Kree puis la Voie Lactée. La mini-série Nova suit les tribulations de notre Nova à nous, le terrien Richard Ryder, dernier survivant du corps des Nova, et seul capable de sauver de l’extinction la Conscience Collective xandarienne. Profondément choqué par l’anéantissement de toute une civilisation, il va chercher à se reconstruire avant d’accomplir sa mission. Sur sa route, il croisera un étrange Drax et Quasar.

 

J’ai toujours été fan des sagas cosmiques, surtout quand Jim Starlin était aux commandes. Evidemment, les dernières faisaient pâle figure à côté des chocs que furent la première saga du cube cosmique, puis le Défi de Thanos. Mais le retour aux affaires d’un Captain Marvel assez réussi, quoique moins charismatique que le premier du nom, laissait entrevoir la possibilité d’un nouvel arc qui impliquerait d’autres acteurs que les sempiternels super-héros terriens. Il faut dire que là, on est servis : ça s’annonce gigantesque, à l’image des romans-fleuve de Peter Hamilton (cf. l’Aube de la Nuit) qui commencent par une menace irrésistible contre l’Univers connu. Ca va très vite, aussi : les histoires suivant le prologue sont écrites sur les cendres des systèmes rayés de la carte.

 

De très belles couvertures, une série Nova fulgurante, dotée de dialogues percutants et d’un encrage superbe : cette saga de Giffen est partie sur les chapeaux de roue. Et, visiblement, il ne va pas s’embarrasser de sensiblerie : il s’agit d’annihiler, et rien de moins que tout ce qui vit dans notre univers. Et vous savez que c’est dans les combats perdus d’avance que se révèlent les vrais héros.


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