Vance met en vente

Samedi 31 mars 2007

publié dans : Citations par Vance
Le bonheur, c'est de faire les choses en dépit du bon sens, mais de sa manière à soi.
Isaac ASIMOV, dans Moi, Asimov, Denoël 1996.

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Samedi 31 mars 2007

publié dans : Dossiers secrets par Vance

Les faits :

 

Il s’agit d’un phénomène rarissime (un ou deux cas semblables sont signalés en France chaque année) et extrêmement controversé. Quel genre de flamme peut en effet réduire en cendres un corps humain sans même mettre le feu aux éléments environnants, papiers peints, tapis ou sols plastiques ? Surtout quand on sait que dans le four d’un crematorium atteignant une température de 600 degrés, un corps met plus d’une heure et demie à se consumer ! Si, indéniablement, la combustion spontanée a un côté terrifiant - la mort peut frapper sans prévenir, chacun de nous pouvant être transformé en torche humaine en quelques secondes sans aucune raison apparente - , reste à savoir comment un tel phénomène peut s’expliquer. Et, surtout, s’il existe vraiment !

 

Le plus ancien cas d’autocombustion humaine recensé remonte à la fin du XVIIe  siècle et, selon un chercheur en parasciences installé en Pennsylvanie, Larry Arnold, près de 400 autres ont été officiellement répertoriés depuis à travers le monde. Pratiquement tous ces cas revêtent plusieurs caractéristiques communes. En premier lieu, de larges parties du corps des victimes sont totalement détruites, les extrémités des membres (généralement les pieds, parfois les mains) restant intactes. D’autre part, aussi loin que peuvent remonter les observations, tous les témoins - souvent indirects ou partiels - parlent d’un feu qui prend soudainement, puis qui brûle très rapidement avec une violente flamme bleu électrique. Larry Arnold considère de plus qu’un certain nombre d’éléments étranges méritent une attention, comme par exemple l’absence systématique de l’odeur de chair brûlée. Mais il ne fait aucun doute que la caractéristique la plus étrange est que le feu ne semble s’attaquer qu’à la chair humaine, épargnant tous les objets ou matières proches du corps, même si elles sont hautement inflammables.

 

L’exemple le plus classique de cet étrange phénomène remonte à plus d’un siècle, très précisément au mois de février 1888, lorsque le docteur Mackenzie Booth fut appelé à se rendre dans le grenier à foin d’une ferme de Constitution Street, à Aberdeen, en Ecosse. Grimpant par une échelle, le médecin découvrit les restes d’un ex-soldat âgé de 65 ans gisant sur le plancher. Selon ses déclarations, « les deux bras et la jambe droite avaient brûlés et étaient tombés à l’étage en dessous, dans l’écurie, où ils formaient des petits tas de cendres parfaitement délimités », sans pour autant que les flammes qui avaient eu raison du vieil homme ne se soient propagées à la paille s’étendant autour des membres calcinés.

 

Une complète destruction du corps humain dans ces conditions est d’autant plus étrange que celui-ci, bien que facile à brûler légèrement avec une simple flamme, est extrêmement difficile à détruire entièrement par le feu. Un corps étant constitué à 80% d’eau, cela signifie que pour le réduire à l’état de cendres, les flammes devraient être suffisamment puissantes pour pouvoir porter à ébullition plus de 50 litres d’eau.

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