Xiii : Là Ou Va...
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Un film de Kurt Wimmer (2003) avec Christian Bale, Emily Watson et Sean Bean
Un DVD TF1 zone 2 (2004)
Résumé Amazon : Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n'existent plus, supprimées par l'absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S'ils sont pris à jeun, c'est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n'a pas le temps de s'en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d'émotions. Victime d'un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l'enquête sur ce nouvel état de vie.
Film découvert (et apprécié) en DVD, revu avec grand plaisir. Le propos est certes assez peu original, les ficelles plutôt grosses (ça commence comme Farenheit 451 et se finit comme Matrix) mais la réalisation percutante, les bonnes idées et surtout le charisme de Christian Bale font la différence. On n’a pas besoin de faire des grimaces pour montrer une émotion (ce qui est le sujet du film) : lui n’a besoin que d’un tremblement de la lèvre, d’une crispation de la mâchoire, d’un flou dans le regard qui viennent ébrécher ses allures hiératiques. En plus, il porte super bien le costume des clerics (ou « Ecclésiastes » comme le propose la traduction en VF) et est parfaitement crédible dans les scènes d’action, toutes filmées sous des angles différents, passant de l’effet stroboscopique aux plans accélérés, à l’instar d’un catalogue virtuel des possibilités infinies de cet art martial novateur. Certes, on n’échappe pas à l’effet de mode, mais il n’y a pas de véritable surenchère et les SFX servent habilement l’intrigue, sans esbroufe ni palliatif.
Assez jouissif et souvent fascinant, un film qui ravira par exemple ceux qui ont apprécié V pour Vendetta ou Matrix : du grand spectacle, filmé avec soin et interprété avec talent, mâtiné d’une certaine réflexion qui évite poncifs, lourdeurs et démagogie.
Visionné en VOST DTS. Un son d’une dynamique assez bluffante, maximisant les effets sonores au détriment de la musique.
Comme 90% des dialogues se font quasiment en murmures, il faut constamment jouer du volume afin de ne pas perturber la quiétude des voisins. Les images en revanche sont moins au top, avec des
arrière-plans parfois flous. Mais le contraste est correct et permet de profiter des nombreuses scènes nocturnes.
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