Vance met en vente

Dimanche 21 octobre 2007

publié dans : Tous les films par Vance
Le Grand Sam

 

Un film de Henry Hathaway (1960), avec John Wayne, Stewart Granger, Capucine

 

Un DVD Fox Pathé Europa (2003) zone 2

 

Sam McCord (Wayne), son ami George Pratt (Granger) et le petit frère de ce dernier, Billy, ont trouvé un véritable filon en Alaska : leur mine leur rapporte un million de dollars. C’est le moment pour George d’enfin épouser sa fiancée Jenny qui l’attend à Seattle depuis trois ans. Il y envoie Sam afin qu’il la ramène, le temps qu’il prépare leur nid d’amour. Mais Sam trouvera Jenny mariée avec un autre, et il n’a pas envie de décevoir son ami. C’est alors que, dans un cabaret, il tombe sur la charmante Angel, une Française comme Jenny, et il conçoit un plan qui devrait lui permettre de rentrer la tête haute. Mais tout ne se passera pas comme prévu et, de quiproquos en roublardises, il lui faudra bien se rendre à l’évidence que lui, célibataire invétéré, en pince pour cette jeune femme…

 

mugu11.jpgUn film tendre et délicieux, ponctué de bagarres homériques rappelant l’Homme tranquille, avec ce qu’il faut de seconds rôles savoureux (de la crapule au bûcheron ivre, en passant par la matrone jalouse) et de situations comiques (en point d’orgue, George et Angel/Michelle faisant tout pour rendre Sam jaloux). Ce n’est pas toujours très fin, mais les acteurs s’en donnent à cœur joie, John Wayne multipliant les grimaces et l’élégant Granger se montrant particulièrement à son aise dans le comique. Une première partie à la Pretty Woman, tendre et sympathique, où Wayne accompagne la promise de son meilleur ami en évitant autant qu’il le peut les quiproquos, précède une seconde plus axée sur la comédie, avec quelques pugilats et fusillades dans des décors superbes (la plupart des scènes d’extérieur ont alabama-hills-9-4.jpgété tournées dans le nord de la Californie, notamment dans les Alabama Hills et sur la plage de Point Mugu – voir les photos -, mais également dans la région de Big Bear et de Mammoth Lakes ; précisons que certains shoots l’ont été dans le Yukon).

 

Je dois dire que, malgré son charme indéniable, Capucine a du mal à convaincre en tant que « fille de joie » : trop sophistiquée, trop altière. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle Richard Fleischer, initialement pressenti pour le projet, l’avait refusé arguant que Capucine ne convenait pas pour le rôle – malheureusement pour lui, elle vivait avec le producteur qui a préféré changer de metteur en scène… L’ensemble se suit avec bonne humeur grâce à un rythme plutôt dynamique et une progression idéale des tensions et sentiments qui motivent tous ces personnages.

 

Sam McCord: You even sound like a wife.
Michelle: I do not consider that a compliment.
Sam McCord: I'm on your side, lady. It's my only politics... anti-wife. Any woman who devotes herself to making one man miserable instead of a lot of men happy don't get my vote.

 

Très bon spectacle familial, empreint de cette sympathique nostalgie des productions où les vedettes ne phagocytaient pas complètement le film, laissant aux supporting roles la place de briller par leurs répliques ou leur faciès.

 


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Visionné en VOST 4.0. Beaucoup plus agréable que la VF qui jouissait pourtant d’un bon doublage, mais au son souffreteux. Ca permet aussi de ne pas se rendre compte de l’introduction d’une séquence supplémentaire au milieu du film (qui n’avait jamais été doublée). Quelques petits problèmes dans l’intensité cependant, vers la fin où les dialogues subissent une baisse notable obligeant à augmenter le volume. Sinon, c’est du bonheur, notamment de suivre Capucine s’exprimer de façon charmante en anglais, mais surtout John Wayne dire « Michelle » comme s’il énonçait la pire des insultes, ou Stewart répéter avec adoration « mon chou ».

 

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