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  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
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Dimanche 11 novembre 2007

publié dans : Tous les films par Vance
Man on fire

 

Un film de Tony Scott (2004) avec Denzel Washington & Christopher Walken

 

Résumé FilmdeCulte : Ex-agent de la CIA devenu alcoolique, Creasy est engagé comme garde du corps de la jeune Pita. A son contact, il revit. Lorsque celle-ci est enlevée, Creasy prend les armes.

 

Pas aussi déçu que je m'y attendais...


Man on fire, sans les tics visuels un peu trop systématiques du réalisateur et certains thèmes musicaux trop consensuels, aurait constitué une excellente surprise malgré un scénario éprouvé et une trame vue et revue.


Toutefois l'excellence de l'interprétation et surtout l'affinité patente qui se dégage de la relation entre la petite gosse de riche malicieuse et désarmante et cet homme qui a connu l'enfer des missions à haut risque, qui ne sait que tuer et se détruire, cette affinité illumine le film dans sa première partie et permet de tenir en haleine durant la "traque", dans l'espoir de revivre quelques minutes ces instants magiques où les regards se croisent, les dialogues fusent et les sourires naissent.


Etonnamment, cette relation fonctionne à plein, elle progresse lentement, Scott semblant s'être donné la peine de la décrire du mieux qu'il pouvait, sans la sacrifier à la tuerie attendue. En ce sens, Man on Fire n'est pas un énième film d'action axé sur la vengeance d'un homme seul et brisé, qui n'aurait plus rien à perdre. C'est bien pourtant ce qu'est ce Creasy, une sorte d'armure humaine vide de toute émotion, usé et abusé par ce qu'il a fait et vu. Jusqu'à la rencontre de la petite Pita, il ne trouvait le réconfort qu'aux côtés d'un ami (Christopher Walken, formidable – ce mec a-t-il un jour été médiocre dans son rôle ?).


Mais la jeune fille va non seulement l'intriguer suffisamment pour qu'il ne commette pas l'irréparable mais aussi éveiller en lui, comme en feedback, des sensations réprimées, oubliées, éteintes, ou peut-être jamais exprimées.


On comprend dès lors mieux, lorsque cet homme qui avait enfin de quoi redonner un sens à sa vie perd le contact avec elle, pour quelle raison il décide de faire ce qu'il sait faire de mieux : les buter tous, tous ceux qui ont profité de près ou de loin de ce crime odieux. La mère, qui dès le début manifestait une attirance toute en retenue pour le garde du corps (enfin, c'est une interprétation de quelques regards et gestes qu'elle a eus à l'égard de Creasy), ne peut que l'y encourager : ils partagent la même douleur, le même sentiment de perte irréparable.

Il est singulier de remarquer qu'on n'entre dans la chambre de la jeune fille qu'après sa disparition, pour constater à quel point elle est pleine de vie, de couleurs (dominante bleue), d'objets ou de jouets ayant pour un enfant de cet âge autant de valeur et de signification qu'un héritage. Quel contraste avec la pauvre chambre aménagée pour Creasy, sombre, vide, qu'il ne songe aucunement à meubler, s'y contentant d'enfiler soir après soir du Jack Daniel's quand sa seule lecture - la Bible - ne vient pas l'en détourner.


A partir de cet instant, Creasy, meurtri, amoindri, devient un ange de la mort implacable. Il n'en a pas moins besoin d'aide et son ami ainsi qu'une journaliste ayant des relations plus ou moins intimes avec le contre-espionnage vont lui apporter le soutien logistique et les informations dont il a besoin. Les autorités, conscientes de ses actes, vont le laisser faire : il lavera avec un peu de chance le linge sale qu'elles étaient incapables de nettoyer elles-mêmes.

De traque en tortures, d'indices en témoignages, il se rapproche du cerveau de l'opération qui lui a enlevé sa seule raison de vivre, découvrant les dessous d'une affaire bien scabreuse. Dès lors, les codes sont respectés, Scott sort l'artillerie lourde avec un montage très cut des séquences et des effets sonores appuyés. Toutefois, pas de surenchère, pas de gunfights interminables. De temps en temps, ainsi qu'une litanie, des images de la petite viennent marteler notre regard comme la mémoire du tueur. Les révélations tombent, vite, et la volonté de Creasy se fait d'heure en heure plus implacable. Jusqu'au moment où il comprendra que tout ce qu'il croyait s'avérait faux...


Au final, un très bon divertissement, qui m'a même arraché quelques larmes : inattendu de la part d'un Tony Scott. Mais Washington est impeccable et la petite, adorable.

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cliquez ci après pour voir la fiche complète et un visuel de l'affiche sur FilmdeCulte.

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