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  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
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Mercredi 30 janvier 2008

publié dans : Tous les films par Vance
La Couleur pourpre

 

Un film de Steven Spielberg (1985) adapté du roman d’Alice Walker

 

Un DVD Warner 2003

 

Au début du XXe siècle, dans le sud des Etats-Unis. Célie et Nettie sont deux sœurs noires, inséparables malgré les vicissitudes de leur condition. En effet, Célie, à 14 ans, a déjà accouché des enfants de son beau-père, enfants qu’on lui a aussitôt enlevés. La voici donnée à un fermier du coin, afin qu’elle s’occupe de sa maison. Mais il s’intéresse d’un peu trop près à Nettie, bien plus jolie qu’elle. Cette dernière ne se laisse pas faire et doit quitter leur maison, ce qui brise le cœur de Célie. Mais Nettie promet de lui écrire. Le temps passe, Célie reste toujours docilement au service de cet homme sans cœur et attend des nouvelles de sa sœur, la seule personne qui l’ait jamais aimée…

 

Dans un style parfois ampoulé et au travers de situations pas toujours crédibles, Steven Spielberg offre une œuvre ambitieuse portée par une interprétation étonnante : le premier grand rôle de Whoopi Goldberg, extrêmement convaincante en Célie, éclabousse l’histoire de ces Noirs plus ou moins bien intégrés, ou les femmes n’existent que pour servir leur mari. Le résultat, quoique parfois longuet, est une chronique passionnante, véhiculée au gré de scènes bucoliques auréolées d’un peu de poésie, entre le Tennessee et l’Afrique : la photo d’Allen Daviau et une musique tout en retenue de Quincy Jones y sont pour beaucoup.

Danny Glover étonne dans la peau de cet homme brutal et maladroit, incapable de se rendre compte à quel point Célie lui est indispensable. Spielberg joue sur les couleurs, des compositions de champ élaborées, une caméra parfois virtuose. S’il n’évite pas quelques clichés et facilités nuisant à certaines scènes (l’interpellation de Sophia est ratée), il signe une œuvre qui emporte l’adhésion dans le dernier quart d’heure, porté par un gospel jubilatoire. La fin dégage énormément d’émotion et souligne la maîtrise d’un sujet difficile. Grande œuvre.

 

] cf. d’autres chroniques sur des films de Spielberg :  la Guerre des Mondes, Munich et Arrête-moi si tu peux  

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