Xiii : Là Ou Va...
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Toy Story
Un film de John Lasseter (1996) produit par Pixar pour Disney
Résumé EcranLarge : Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy. Andy ignore également que chaque anniversaire est une source d'angoisse pour ses jouets qui paniquent à l'idée d'être supplantés par un nouveau venu. Ce qui arrive quand Buzz l'éclair est offert à Andy. Cet intrépide aventurier de l'espace, venu d'une lointaine galaxie, va semer la zizanie dans ce petit monde et vivre avec Woody d'innombrables aventures aussi dangereuses que palpitantes.
Ce film est un régal, admirablement construit, paramétré comme un logiciel de pointe, avec minutie. L’histoire est parfaitement pensée, chaque situation n’étant qu’une étape devant amener les deux personnages principaux là où ils devaient être. On suit donc un schéma linéaire d’une lisibilité exemplaire qui laisse transparaître, par moments, les plus grandes réussites de Pixar : trame solide, discours sur les valeurs fondamentales excluant le côté moralisateur, prouesse technique dans la représentation graphique et le mouvement (l’équipe de Lasseter ayant même conçu un logiciel capable de reproduire l’impression de flou due à la vitesse), personnages truculents. Il y a un rythme, une efficacité qui sidèrent : on ne peut pas détourner ses yeux de l’écran tant le film est dense. Seule petite ombre au tableau, si on compare avec ce que Pixar créera par la suite : l’émotion, sans être absente, est le parent pauvre de cette production, n’apparaissant qu’en filigrane, par petites touches (notamment au travers de belles chansons de Newman) contrebalancées par un humour bon enfant. C’est là qu’on s’aperçoit à quel point Toy Story 2 et Monsters Inc., ou encore les Indestructibles se rapprochent davantage encore de la perfection, avec des personnages plus émouvants, plus sensitifs et un équilibre miraculeux. On pourrait d’ailleurs comparer les deux Toy Story aux épisodes IV et V de Star Wars, toutes proportions gardées. Cette rigueur et cette maîtrise se retrouvent encore une fois au générique de la dernière production en date, Ratatouille, auquel il manque un soupçon d’inventivité pour rayonner.
Une réussite cependant, que les autres studios créateurs de films d’animation en 3D ne parviennent même pas à effleurer. Toy Story demeure encore une référence de l’animation.
Visionné en VOST 5.1. On s’aperçoit d’un son très clair. Les voix originales apportent leur lot de piquant et de saveur, surtout celle de Woody (Tom Hanks, plus nuancé qu’en VF) et de Sid. Cependant, on ne peut pas jeter la pierre aux doubleurs français qui s’en sont rétrospectivement bien sortis ; seul Mr Patate avec son accent caractéristique reste vraiment un cran au-dessus en VO. Les images sont nettes bien que les couleurs soient un peu ternes.