Lundi 5 mars 2007
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par Vance
Un film de Pascal Laugier (2004) avec Virginie Ledoyen & Lou Doillon.
Un DVD zone 2 ARP 2005.
Anna, jeune fille farouche et secrète, se présente à Saint Ange, un orphelinat désaffecté dans les Alpes françaises, pour le nettoyer pendant que la directrice s'apprête à partir aux sports d'hiver. Une gouvernante et une pensionnaire seront ses seules compagnes. Mais la bâtisse recèle quelques mystères : Anna entend des pas, des rires, des voix et d'autres bruits qui finissent de la convaincre : quelque part dans la maison, il y a des enfants...
Un quasi quasi huis-clos qui joue astucieusement avec les codes du genre, sachant ménager quelques moments de frayeur et une savoureuse atmosphère de mystère et d’angoisse. Grâce à une photo soignée proche du sépia gommant les couleurs, on se sent à son aise dans cette histoire se déroulant en 1958. L’essentiel tourne autour de très peu de personnages, tous féminins, desservis malheureusement par des dialogues souvent creux. Lou Doillon, malgré un côté artificiel ou complètement allumé, finit par convaincre dans le rôle de la dernière pensionnaire. Anna, elle, est jouée par une Virginie Ledoyen tout en décalage. Pour le reste, on est dans la lignée de Shining ou d’Amityville : c’est bien l’orphelinat qui est au centre de l’histoire, ses secrets, ces « enfants qui font peur » dont parle une petite fille, ces bruits que perçoit Anna, qui s’efforce d’en rechercher la cause avec un acharnement suspect. Aucun temps mort et des plans fantasmagoriques qui trahissent la patte de Christophe Gans, producteur ici. La fin, graphiquement superbe, laisse beaucoup de questions en suspens.
Images léchées : le transfert a été fait avec soin et magnifie une photo remarquable. Les scènes nocturnes, pourtant nombreuses, ne souffrent d'aucun défaut.
La musique, fondée sur des chœurs avec une ligne de basses omniprésente (et très efficace en DTS), renforce l’aspect solennel d’une quête éperdue. La piste DTS propose des basses efficaces et plus de profondeur, mais la version 5.1 est excellente en soi. Les bruits et effets sonores propres au genre sont très bien retranscrits, ajoutant encore à l'ambiance oppressante.
En bonus, un making-of intéressant mais un peu trop court : on reste sur sa faim, même si on peut bénéficier des interventions des deux actrices principales, de l'excellent Christophe Gans et du très cinéphile réalisateur. Ajoutez une bande-annonce. Les menus sont esthétiquement réussis, conservant l'ambiance propre au film.
Amaray simple mais une jaquette agréable, entretenant l'atmosphère du film. Sérigraphie soignée reprenant un autre visuel, avec une nomenclature qui ne vient pas du tout l'envahir.
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