Xiii : Là Ou Va...
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Revue de Panini Marvel France, édition kiosque, avril 2007
4 épisodes tirés de 4 séries différentes mais concernant Spiderman. On a le 2e volet de « Conflit interne » issu de la série Amazing Spider-Man, où notre Tisseur, en pleine Civil war, décide de suivre le conseil de Tony Stark et de dévoiler enfin son visage au public ; le 5e épisode de l’arc « Danger » tiré de Sensational Spider-Man, où Spidey et certains de ses alliés se retrouvent confrontés à une vague d’atavisme bestial menaçant de faire régresser l’espèce humaine ; la 2e partie de « Un autre chemin », provenant de Friendly Neighborhood Spider-Man, qui apporte des éclaircissements sur l’origine de cet étrange Ben Parker natif d’une autre dimension ; et enfin, « l’Anneau de
Un magazine agréable à suivre, haut en couleurs et permettant de se faire une opinion assez complète du personnage de Spider-Man à l’heure actuelle. Je ne cacherai pas que je l’ai acheté à cause du gros bandeau rouge indiquant que la revue s’intègre au méga cross-over « Civil War » - en fait, uniquement la première série. Pour des raisons essentiellement financières, j’avais résolu de laisser tomber le Tisseur et toutes ses publications il y a quelques années : il s’agissait de faire un choix, la politique éditoriale d’alors (qui n’a guère changé en ce sens) consistant à multiplier les supports en délaissant progressivement les revues du style Strange qui pourtant avaient fait les beaux jours des comics à la française. La saga du clone m’ayant profondément ennuyé, les X-Men continuant à me fasciner, le choix était vite fait. D’ailleurs, même avec l’avènement de la série Ultimate, je n’ai pas dérogé à la règle, sauf pour quelques numéros dans lesquels un X-Man était directement impliqué (voir l’échange de personnalités entre Wolverine et Spidey dans un UItimate Spiderman).
Acheter un épisode de Spider-Man relève donc autant de la nostalgie que d’une profonde curiosité : les événements liés d’abord à la formation des Nouveaux Vengeurs m’ont laissé entrevoir une réalité bien différente de celle que j’avais décidé d’oublier, même si des invariants semblaient toujours d’actualité (Peter & Mary-Jane, tante May, Jameson). L’implication de Tony Stark dans la vie du monte-en-l’air devenait évidente et l’épisode précédent le confirmait. Spider-Man, après tout, demeure une icône incontournable, maintes fois galvaudée, mais ô combien séduisante, par ses nombreux atouts qui ne compensent guère sa poisse éternelle et ses problèmes récurrents. Bref, lire Spider-Man, c’est subir une cure de jouvence et prendre un certain recul bienfaisant sur l’actualité des autres magazines Marvel.
Dans le détail, je dirai que « Conflit interne » est assez impressionnant, Straczynski allant très loin dans les situations tout en les conservant dans des limites raisonnables : un peu comme chez Bendis, mais en moins systématique, il multiplie les dialogues à double sens, ce qui rend ses scénarios très vivants. Je l'avais déjà bien aimé dans Vocation. En outre, il a tendance à développer ses intrigues un peu plus vite que Whedon sur Astonishing X-Men, bien que leur manière de faire soit assez similaire. Le titre de l’arc désigne assez bien l’obligatoire dilemme auquel Parker sera confronté, malgré le soutien de tous ses proches. Passionnant, malgré des dessins un peu trop propres sur eux de Ron Garney, là où un Romita Jr aurait fait merveille.
Mais c’est « Danger » qui retient davantage mon attention : il faut dire qu’Angel Medina sait magnifier par une mise en page kaléidoscopique et des esquisses dynamiques un script assez convenu bien que plutôt ambitieux d’Aguirre-Sacasa. Je n’avais guère eu l’occasion de l’apprécier depuis ses illustrations sur la série Hulk. Ici, son style très expressif convient parfaitement au virevoltant Spidey (voir ci-contre le pain qu'il distribue à Stegron).
La troisième série me pose un sérieux problème. Peter David, vénéré auteur de
Le dernier épisode, avec ses graphismes repoussants, ne parvient jamais à décoller du statut de simple boutade. C’est parfois rigolo.
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