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  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
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Mardi 1 mai 2007

publié dans : Tous les films par Vance

Un film de Rupert Wainwright (1999) avec Patricia Arquette & Gabriel Byrne

Un DVD MGM zone 2 (2004)  

Synopsis AllôCiné : Frankie, jeune femme gracieuse, mène une vie sans histoire entre son boulot, son compagnon et ses copines de sorties. Jusqu'au jour où sa mère lui envoie du Brésil un rosaire vole sur la dépouille de l'ancien cure de Belo Quinto. L'existence de Frankie sombre alors dans l'horreur. Elle est victime de plusieurs agressions dont elle ne peut expliquer les circonstances.
 
Un film qui m’a profondément déçu. Il donnait l’impression d’hésiter en permanence entre la recherche du spectaculaire (surtout visuel, la bande son n’étant pas spécialement sollicitée) et la démonstration du sacré. Si certaines séquences sont jolies et font preuve d’une vraie recherche graphique et d’un sens du cadre appréciable, la sauce ne parvient pas à prendre surtout du fait de personnages manquant d’épaisseur et peu crédibles (Pryce en tête, complètement ridicule en émissaire dévoué de la Papauté ) malgré l’élégance incontestable de Gabriel Byrne qui nous propose un être qui serait la synthèse des pères Karras et Merrin de l’Exorciste (même parcours en marge de la Religion , mêmes interrogations théologiques, mêmes doutes). Après, au niveau du sacré, on nage plus dans le complot que dans la terreur théologique, cet effroi atavique que suscitent encore les grandes réussites du genre, cette peur viscérale de la Bête en nous, du Mal qui peut s’incarner. Le réalisateur a beau multiplier les symboles élémentaires (l’eau, omniprésente, l’air, le feu), Stigmata n’est au final qu’une sorte de grand clip doté d’une histoire inconsistante. On se demande par exemple pour quelle raison l’émissaire d’un saint se comporterait comme le possédé d’un démon. La séquence du bébé emmailloté est également grotesque. 

 

Un film sirupeux et vain. Les scènes coupées sont intéressantes par la façon dont le film avait été conçu, encore plus racoleur. La fin alternative était valable.

Au final, une œuvre qui n’apporte rien. Très décevante en raison d’un emballage soigné et d’un buzz pourtant favorable. Ca se laisse voir et, contrairement à ce qui était attendu, ça se laisse vite oublier.

Visionné en VF 5.1, puis quelques séquences en VO 5.1.

J’ai beaucoup apprécié le rendu de l’image, très travaillée, avec un certain grain agréable à l’œil, une palette de couleurs très chaude et un habile travail sur le contraste. Il y avait dans certains plans un maniérisme évident, une recherche de l’esthétique à tout prix qui étaient séduisants. En parallèle, le montage pouvait être nerveux, voire épileptique.

A côté de cela, les voix françaises étaient décevantes. D’abord passablement étouffées, mais confinant un caractère oppressant à l’ensemble, elles ne semblaient pas parfaitement choisies, surtout pour Patricia Arquette, affublée d’un timbre beaucoup trop nasillard (sa voix dans la très bonne série Medium est nettement plus probante). En VO, rien à dire, l’équilibre et la dynamique sont meilleurs.


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