Extraits du journal de Szun’an Hgor,
sorcier de Pan Tang
C’est le genre de documents que les personnages joueurs pouvaient retrouver au cours d’une enquête dans un donjon du jeu Elric ! Il s’agit ici d’une variation très libre sur le scénario le Cristal de Daerdaerdath
de Mark L. Gambler publié en français par Oriflam en 1987 dans le supplément le Chant des Enfers destiné aux premières éditions (à
l’époque où le jeu de rôles se nommait Stormbringer) et dont je reproduis ici le résumé. Il s’agissait d’un one-shot que j’avais adapté pour l’intégrer dans une campagne où un personnage partait à la recherche de ses origines. Le document que vous allez lire est une
invention totale de ma part, censée mettre les joueurs sur une piste annexe mais également leur donner des indices dans leur quête.
"Les aventuriers s'attendaient à une petite période de repos à Bakshaan ? Cela semble bien compromis lorsque le serviteur d'un puissant magicien les accoste, leur expliquant que son maître recrute pour une mission de la plus haute importance... et la récompense devrait être au niveau de l'exploit. C'est à ce prix seulement que la collection du puissant noble sera complète..."
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Il ne faut pas perdre espoir, je ne dois pas abandonner.
Mais les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. L’autre groupe, celui mené par le mercenaire Vemna, n’est pas revenu de son expédition dans les tours ouest. Ce ne sont pourtant pas les Kays qui les ont arrêtés… Un groupe de chasseurs kays nous suit depuis deux jours : il nous teste. J’ai bien fait de dire aux autres d’éviter leur village, mais Haax et ses sbires voulaient du sang sur leurs lames ébréchées… Que Chardhros les accueille en son sein !
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Faut-il y voir l’empreinte de Valyk ?
Une embuscade. Ces maudits Kays connaissaient une porte dérobée : nos trois éclaireurs ont succombé devant leur pugnacité. Impossible de les suivre par là : cela doit accéder à la surface du bastion, dans une autre tour probablement. Enfin…
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Que faut-il pour satisfaire notre seigneur ?
Le cristal est à nous ! Par Balo le Bouffon, nous avons essuyé des pertes, mais nous avons introduit deux groupes dans la tombe . Je savais qu’avec un avatar de Valyk les portes s’ouvriraient : aucun démon n’a tenté le moindre geste, et les démons gardiens se sont retrouvés libérés de leur pacte ! L’obstacle Pheydore n’a été qu’une péripétie pour mes connaissances et les dais-démons se sont inclinés devant l’aura émanant de l’enfant. Ce rejeton du bordel de Valyk m’aura été utile finalement. Son sacrifice promet d’être grandiose.
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Pourquoi le Faucheur nous a-t-il abandonnés ?
Manque de vigilance. J’aurais dû garder l’enfant avec moi mais deux jours à attendre le retour du groupe transporté me font perdre patience. Le démon gardien de la salle du trône est trop fort pour moi et son pacte de sauvegarde le protège de mes gardes shazaariens. Je m’en sortirai mieux en remontant.
[…]
Enfin la lumière, loué soit ton nom !
Vemna est de retour avec trois survivants. Il semble que certains aient aussi déserté. Il m’a parlé du détroit aux ondines et de la Porte. Une centaine de Kays a décimé le reste de sa troupe. Nous rassemblons des armes blanches et je tâcherai de lier un démon à l’épée de Vemna : il faut passer l’obstacle du démon gardien. Mabelrode veille sur moi !
[…]
Mabelrode ne veille pas sur les faibles.
Je suis seul désormais. L’extérieur m’est hostile et les Kays m’attendent. Je croyais pourtant cette stupide race éteinte depuis des éons !… Il est temps de lire les aventures de Valyk et de sortir d’ici…
L’enfant a pu s’échapper du niveau secret. Lui aussi était seul. Tout ce désastre est de sa faute : j’ai sous-estimé les dangers que ce damné Valyk a semé sur sa route avant de se convertir. Par dépit j’ai voulu arracher le bracelet qu’il portait : il s’est débattu et j’ai dû l’étrangler de mes mains. Ses hoquets de rage impuissante et son expression de terreur n’ont pu entièrement satisfaire ma frustration. Le cristal était pourtant à portée de mains…
Chardhros, accueille-moi en ton...






Ca se passait en hiver – ou à l’approche de l’hiver. Il y aura quatre ans de cela. Le net commençait à devenir cet outil aussi fastidieux que plein de promesses qui ne me lâcherait
plus depuis. Mon fournisseur d’accès me laissait tranquille et, si le haut-débit n’était encore qu’illusoire, le temps quotidien de surf approchait déjà l’heure – ma compagne, si elle en
souffrait, ne disait rien, s’extasiant parfois de mon nouveau jouet et profitant déjà des premiers achats en ligne malgré sa réticence à confier un numéro de carte…
La page d’accueil, plus sobre que d’autres, montrait tout de même une patte très pro : un gage de qualité et de confiance. Qui ne risque rien… je me suis lancé. […]


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