Palmarès Interblogs du Cinéma

Recherche

Jeux de Rôles

Mardi 14 octobre 2008 2 14 10 2008 01:31

Publié dans : Jeux de Rôles - Par Vance

 

Extraits du journal de Szun’an Hgor,
sorcier de Pan Tang

 

C’est le genre de documents que les personnages joueurs pouvaient retrouver au cours d’une enquête dans un donjon du jeu Elric ! Il s’agit ici d’une variation très libre sur le scénario le Cristal de Daerdaerdath de Mark L. Gambler publié en français par Oriflam en 1987 dans le supplément le Chant des Enfers destiné aux premières éditions (à l’époque où le jeu de rôles se nommait Stormbringer) et dont je reproduis ici le résumé. Il s’agissait d’un one-shot que j’avais adapté pour l’intégrer dans une campagne où un personnage partait à la recherche de ses origines. Le document que vous allez lire est une invention totale de ma part, censée mettre les joueurs sur une piste annexe mais également leur donner des indices dans leur quête.

 

"Les aventuriers s'attendaient à une petite période de repos à Bakshaan ? Cela semble bien compromis lorsque le serviteur d'un puissant magicien les accoste, leur expliquant que son maître recrute pour une mission de la plus haute importance... et la récompense devrait être au niveau de l'exploit. C'est à ce prix seulement que la collection du puissant noble sera complète..."

 

[…]

 

Il ne faut pas perdre espoir, je ne dois pas abandonner.

 

Mais les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. L’autre groupe, celui mené par le mercenaire Vemna, n’est pas revenu de son expédition dans les tours ouest. Ce ne sont pourtant pas les Kays qui les ont arrêtés… Un groupe de chasseurs kays nous suit depuis deux jours : il nous teste. J’ai bien fait de dire aux autres d’éviter leur village, mais Haax et ses sbires voulaient du sang sur leurs lames ébréchées… Que Chardhros les accueille en son sein !

[…]

Faut-il y voir l’empreinte de Valyk ?

 

Une embuscade. Ces maudits Kays connaissaient une porte dérobée : nos trois éclaireurs ont succombé devant leur pugnacité. Impossible de les suivre par là : cela doit accéder à la surface du bastion, dans une autre tour probablement. Enfin…

[…]

 

Que faut-il pour satisfaire notre seigneur ?

 

Le cristal est à nous ! Par Balo le Bouffon, nous avons essuyé des pertes, mais nous avons introduit deux groupes dans la tombe . Je savais qu’avec un avatar de Valyk les portes s’ouvriraient : aucun démon n’a tenté le moindre geste, et les démons gardiens se sont retrouvés libérés de leur pacte ! L’obstacle Pheydore n’a été qu’une péripétie pour mes connaissances et les dais-démons se sont inclinés devant l’aura émanant de l’enfant. Ce rejeton du bordel de Valyk m’aura été utile finalement. Son sacrifice promet d’être grandiose.

[…]

 

Pourquoi le Faucheur nous a-t-il abandonnés ?

 

Manque de vigilance. J’aurais dû garder l’enfant avec moi mais deux jours à attendre le retour du groupe transporté me font perdre patience. Le démon gardien de la salle du trône est trop fort pour moi et son pacte de sauvegarde le protège de mes gardes shazaariens. Je m’en sortirai mieux en remontant.

[…]

 

Enfin la lumière, loué soit ton nom !

 

Vemna est de retour avec trois survivants. Il semble que certains aient aussi déserté. Il m’a parlé du détroit aux ondines et de la Porte. Une centaine de Kays a décimé le reste de sa troupe. Nous rassemblons des armes blanches et je tâcherai de lier un démon à l’épée de Vemna : il faut passer l’obstacle du démon gardien. Mabelrode veille sur moi !

[…]

 

Mabelrode ne veille pas sur les faibles.

 

Je suis seul désormais. L’extérieur m’est hostile et les Kays m’attendent. Je croyais pourtant cette stupide race éteinte depuis des éons !… Il est temps de lire les aventures de Valyk et de sortir d’ici…

L’enfant a pu s’échapper du niveau secret. Lui aussi était seul. Tout ce désastre est de sa faute : j’ai sous-estimé les dangers que ce damné Valyk a semé sur sa route avant de se convertir. Par dépit j’ai voulu arracher le bracelet qu’il portait : il s’est débattu et j’ai dû l’étrangler de mes mains. Ses hoquets de rage impuissante et son expression de terreur n’ont pu entièrement satisfaire ma frustration. Le cristal était pourtant à portée de mains…

Chardhros, accueille-moi en ton...

Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 27 septembre 2008 6 27 09 2008 06:25

Publié dans : Jeux de Rôles - Par Vance

Ca se passait en hiver – ou à l’approche de l’hiver. Il y aura quatre ans de cela. Le net commençait à devenir cet outil aussi fastidieux que plein de promesses qui ne me lâcherait plus depuis. Mon fournisseur d’accès me laissait tranquille et, si le haut-débit n’était encore qu’illusoire, le temps quotidien de surf approchait déjà l’heure – ma compagne, si elle en souffrait, ne disait rien, s’extasiant parfois de mon nouveau jouet et profitant déjà des premiers achats en ligne malgré sa réticence à confier un numéro de carte…

 

A l’époque, passés quelques essais frustrants sur des chatrooms et des recherches ludiques sur des thèmes développés au cours de nos parties de jeux de rôles (« Les gars, y a plein de sites sur le Necronomicon ! »), je me suis assez tôt tourné vers les forums spécialisés. Un pour les jeux de rôles, un autre pour le cinéma. Dans les deux, je développais tranquillement ma passion pour l’imaginaire, le fantastique et, surtout, la SF. Tout en regrettant de voir se raréfier les séances de jeux de rôles à cause d’un problème de logement. C’est sur un forum dédié à Elric (le Nécromancien, vous savez ce prince albinos au centre d’une saga de Moorcock) qu’un rôliste m’interpella. Nous échangeâmes quelques souvenirs communs sur le jeu dérivé de cette franchise puis il m’avoua qu’il s’était tourné vers les jeux online afin, lui aussi, de transférer dans le net les possibilités frustrées qu’offraient les anciennes parties autour d’une table, avec des potes. Je lui rétorquai que je n’avais pas envie de payer pour un abonnement et de me faire dégommer dès l’entrée de mon avatar sur le territoire virtuel. Il me rétorqua qu’il avait effectivement laissé tomber les MMORPG pour les PBEM (Play by E-Mail), y retrouvant parfois la saveur des jeux d’avant.

 

Je fus de suite intéressé. Un hasard heureux fit publier la semaine même un numéro d’un magazine informatique parlant de ces sites dédiés aux jeux par correspondance. Je m’y lançais, en quête d’un moyen différent d’occuper mes loisirs. Devant autant de références, il me fallait opter pour un jeu bien coté : un des sites fournissait l’avis de joueurs et recelait beaucoup moins de liens obsolètes que d’autres. Au niveau des commentaires, un jeu se détachait nettement. Ca se passait dans l’univers de Star Trek Next Generation : ça tombait bien, j’en sortais justement, un de mes amis ayant passé trois mois à traduire le manuel du jeu ! C’était en français et ça venait du Québec. Certes, il avait des jeux concurrents, dont un autre fort honnête développé sur le continent européen, également en français. Mais Star Trek Québec avait quelque chose de plus, quelque chose d’indéfinissable. Il me fallait l’essayer.

 

La page d’accueil, plus sobre que d’autres, montrait tout de même une patte très pro : un gage de qualité et de confiance. Qui ne risque rien… je me suis lancé. […]

Dès les premières questions, je me suis aperçu que mes maigres connaissances de l’univers trekkien seraient mises à rude épreuve. Pour ne pas me faire recaler d’entrée, j’ai demandé quelques conseils, effectué des recherches. Et c’est passé. Venait ensuite l’Académie. J’avais l’impression de construire mon tout premier PJ de Star Trek, c’était pour un jeu édité par FASA ancré sur l’univers plus classique de TOS (the Original Series, avec Kirk et Spock). J’ai ressorti le background du personnage que je venais de créer pour TNG (the Next Generation, avec Jean-Luc Picard), on m’a demandé quelques éclaircissements sur les origines : wow ! C’était sérieux !

 

Les missions me satisfirent, j’avais hâte d’aller plus loin. L’académie s’acheva, très vite. J’étais muté. Sur l’Indépendance, le plus grand, le plus beau vaisseau de la flotte. On m’accueillit avec chaleur et générosité malgré l’imminence d’une MGD (Mission à Grand Déploiement, qui fait intervenir tous les vaisseaux dans une même histoire). Ca commençait par une away-team (équipe de reconnaissance) en terrain dangereux. J’ai attendu un peu de lire ce qui se faisait, puis je me suis lancé. Dès mon premier texte, on m’a félicité. Je n’en revenais pas : il y avait déjà un véritable esprit de camaraderie alors que je ne connaissais personne. Un peu comme dans le jeu, il suffisait de faire ses preuves. C’est ce que je fis. Avec plaisir. Beaucoup d’enthousiasme. Et une énorme reconnaissance envers ceux qui m’ont accueilli en leur sein.

 

Depuis, je n’ai pas cessé. L’Indépendance est comme une autre maison, une résidence secondaire, éternellement peuplée d’amis sincères et talentueux. On y vit nos passions et nos espoirs, on y concrétise certaines envies, on aime parfois s’y faire mal et on échafaude sans cesse de nouveaux plans. L’Univers entier est notre terrain de jeu.

 

Plus qu’une échappatoire : un rêve éveillé dans les étoiles.

 

Communauté : L'imaginaire pour tous
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés