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Samedi 18 avril 2009 6 18 04 2009 02:22

Publié dans : Glossaire - Par Vance

Savez-vous ce qu’est …

 

… la Didachè ?

 

Expression trouvée dans l’Héritage des Templiers, de Steve Berry (2007), traduction de Françoise Smith.

 

Voici, page 470 de l’édition France Loisirs :

Les Templiers possédaient jadis le savoir que papa recherchait. Ils lisent et étudient encore à l’heure actuelle les textes apocryphes. Evangile de Philippe, Actes de Barnabé, Actes de Pierre, Epître des Apôtres, Livre secret de Jean, Evangile de Marie, Didachè. Et l’Evangile de Thomas, peut-être à leurs yeux le plus fidèle aux paroles de Jésus puisqu’il n’a pas fait l’objet de multiples traductions.

 

Pas besoin de grandes connaissances : il s’agit d’un ouvrage, mieux, d’un écrit. On est en plein dans cette mythologie qui se fonde sur l’existence de ces textes non reconnus comme canoniques par l’Eglise mais qui, d’une manière ou d’une autre, fragilisent par leur seule existence les fondements de la Religion catholique romaine.

Les Evangiles apocryphes. Sur leur base, des cultes se sont organisés, très tôt catalogués comme hérétiques. Certains font référence à des pratiques qui sont visiblement issues des usages de la chrétienté primitive, d’autres ne semblent que s’inspirer des évangiles canoniques, réécrivant l’histoire sainte en occultant certains passages et personnes, ou en intégrant des éléments.

Depuis les années 1960 où l’on a vu fleurir des livres souvent intéressants, parfois loufoques, qui reprenaient à leur compte certains des grands mystères de l’Histoire (avec une nette préférence pour les Templiers et leur Trésor), ces écrits ont régulièrement servi à illustrer les théories de ces chercheurs plus ou moins illuminés. Dan Brown n’est qu’un héritier direct de ces défricheurs et l’on ne compte plus les livres qui s’amusent à remettre en cause le socle historique et dogmatique du Vatican : il suffit parfois d’une trouvaille, la mise au jour d’une tombe, d’une stèle, d’ossements, voire de textes pour que vacille l’entreprise doublement millénaire qui régit la vie de centaines de millions de personnes dans le monde. Et si Jésus n’avait pas ressuscité ? Et s’il avait épousé Marie-Madeleine ? Et s’ils avaient eu un enfant ? Et si… ?

 

Tentant, n’est-ce pas ?

 

Voici ce qu’on dit de la Didachè (merci Wikipédia !) :

 

La Didachè fut écrite vers la fin du Ier siècle ou au début du IIe siècle. Le mot grec Διδαχη (à prononcer "didakè") signifie « enseignement » ou « doctrine » en grec koinè. Le manuscrit retrouvé est intitulé : « Doctrine du Seigneur transmise aux nations par les douze apôtres ». Paradoxalement, les douze apôtres ne sont jamais mentionnés dans le texte lui-même.

 

Les Pères de l'Église (Irénée de Lyon, Clément d'Alexandrie, Origène) y font référence, ainsi qu'Eusèbe de Césarée.

Après avoir disparu pendant des siècles, le texte a été retrouvé vers 1873 (ou 1875) par le métropolite Philothée Bryennios de Nicomédie, dans un manuscrit grec conservé depuis dans la Bibliothèque du Patriarcat grec de Jérusalem contenant par ailleurs le texte complet de l'Épître de Barnabé et deux épîtres de Clément d'Alexandrie. Le manuscrit a été copié à Jérusalem en 1056, par « Léon, scribe et pécheur ».

Pratiquement contemporaine des Évangiles, la Didachè remonterait aux années 60 à 90. La formulation des paroles du Christ qu'elle rapporte semble être plus ancienne encore que celle des textes canoniques. Les prescriptions disciplinaires témoignent d'une époque où vivaient les apôtres et où existaient des prophètes itinérants.

« Malgré cette antiquité vénérable, la Didachè n'a quasiment jamais été confondue avec les Écritures du Nouveau Testament » [1]; Athanase d'Alexandrie en conseillait la lecture en tant que texte non canonique. L'Église catholique romaine, reconnaissant son orthodoxie, l'a reçu parmi les écrits des Pères apostoliques.

Donc, sans être inscrite dans les textes canoniques, la Didachè n’en conserve pas moins une valeur orthodoxe. C’est déjà pas mal.

 

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 03 2009 16:32

Publié dans : Glossaire - Par Vance

Savez-vous ce qu’est …

 

… la mémoire eidétique ?

 

Expression trouvée dans l’Héritage des Templiers, de Steve Berry (2007), traduction de Françoise Smith.

 

Voici, page 71 de l’édition France Loisirs :

Bibliophile confirmé, il était de confession catholique mais n’avait rien d’un fanatique. Il se débrouillait dans plusieurs langues , n’avait ni dépendance ni phobie connue et avait tendance à faire preuve d’une motivation extrême et d’un dévouement frisant l’obsession. Il possédait également une mémoire eidétique. Bref, tout à fait le genre d’individu que de Rochefort aurait préféré compter parmi ses alliés.

 

Cotton Malone, car il s’agit bien de lui, est un personnage doté donc de cette faculté de pouvoir se souvenir d’un détail auquel d’autres n’auraient accordé que peu d’importance : très utile quand on est amené à enquêter en compulsant des centaines de documents. Ce qu’on a tendance à nommer « mémoire photographique » lui confère ainsi un avantage sur ses concurrents ou adversaires, et en fait un homme précieux. A bien y réfléchir, c’est un portrait qui se rapproche assez d’un personnage devenu mondialement connu suite à son apparition dans un best-seller aussitôt adapté à l’écran : un certain Robert Langdon, officiant dans Anges & Démons  et surtout Da Vinci Code de Dan Brown. Au temps pour la volonté manifeste de Steve Berry de se démarquer de celui qui, tout en reprenant à son compte bon nombre de mythes littéraires exploités différemment, a su trouver la célébrité. Cela dit, l’Héritage des Templiers s’avère plutôt captivant, surtout pour moi qui suis, comme vous le savez peut-être, fervent amateur de tout ce qui touche à l’occultisme et à l’Histoire mystérieuse – d’autant que l’auteur met en relation deux de mes centres d’intérêt préférés : l’Ordre du Temple et le secret de Rennes-le-Château.

La mémoire eidétique apparaît comme un don qui divise la communauté scientifique, quelques-uns préférant y voir une faculté de mémorisation fondée sur un entraînement et des méthodes éprouvées. Il faut aussi éviter de l’assimiler à l’hypermnésie, considérée plutôt comme une pathologie. Mais elle fait partie de ces pouvoirs qui, sans être fondamentalement surhumains – c’est à dire qu’ils ne font pas de leurs possesseurs des demi-dieux ou des super-héros – placent ceux qui en sont affublés au-dessus de la mêlée : des capacités très « romantiques » au même titre que la pugnacité ou une volonté inébranlable. Louis Salinger, le héros séduisant de l’Enquête (film de Tom Tykwer encore sur les écrans), fait preuve d’un tel don : on le voit se plonger la tête dans un bac d’eau glacée pour se repasser le film des événements récents et se souvenir ainsi d’un détail qui s’avèrera probant. Plus difficile en revanche d’attribuer à Carlisle Cullen (le père des vampires dans Twilight de Stephenie Meyer) une telle caractéristique : certes, il est capable de se remémorer certains détails étonnants de sa longue vie, mais ils sont marqués émotionnellement et concernent des drames qui ont marqué ses proches. Quant à Edward, s’il peut se souvenir des odeurs qui l’ont marqué, cela ne semble pas le différencier des autres vampires.

Je terminerai par cette affirmation selon laquelle de nombreux génies reconnus sont censés avoir été pourvus de cette mémoire, de Mozart à Bobby Fisher. Avérée ou pas, cette thèse entretient encore leur statut immémorial. Mais en avaient-ils réellement besoin ?

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