Présentation

  • : Journal de Vance
  • journal-de-vance
  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
  • Retour à la page d'accueil
Vendredi 16 mai 2008

publié dans : Cinématographe par Vance

Récemment, j’ai été amené à travailler sur le film la Grande Illusion, l’un des plus grands films, sinon le plus connu, de Jean Renoir, datant de 1937. Revisionner cette merveille était déjà enrichissant, tant par la composition élaborée que par l’interprétation remarquable. Mais l’œuvre en elle-même a suscité des débats et commentaires intéressants, souvent passionnés, parfois déplacés. Ils permettent de mieux situer le travail exemplaire de ce metteur en scène aujourd’hui reconnu mais qui n’eut pas, en son temps, autant de facilité qu’on l’aurait pensé.


Ci-dessous des propos éclairés de Charles Spaak, le scénariste de la Grande Illusion et de la Belle Equipe, sans doute l’auteur/adaptateur le plus représentatif du réalisme français d’avant la Nouvelle Vague (qui a d’ailleurs précipité sa fin de carrière). L’entretien dont c’est tiré date de 1971.

« Si tu allais proposer à Duvivier LA GRANDE ILLUSION, il me donnerait en échange  LA BELLE EQUIPE... »

Duvivier m'écoute avec attention : « Votre histoire de soldats ne m'intéresse pas du tout... Vous perdez la raison ? »

Je reviens un peu penaud chez Renoir qui avait bien compris ce qu'il y avait de Front Popu dans mon scénario de LA BELLE EQUIPE. « Eh bien, on va continuer, on va faire LA GRANDE ILLUSION. »

Il s'en est fallu de très peu de choses. Dans une certaine mesure LA GRANDE ILLUSION pouvait mieux convenir à Duvivier et on peut imaginer ce qu'aurait donné LA BELLE EQUIPE dirigée par Renoir : des films totalement différents, mais incontestablement deux autres grandes réussites. »

 


 

 

 

communauté : L'imaginaire pour tous
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 15 mai 2008

publié dans : Cinématographe par Vance

True Lies

 

Un film de James Cameron (1994) avec Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis

 

Résumé Cinémovies : Depuis 15 ans, Harry Tasker mène une double vie. Pour sa femme, Helen, c'est un banal représentant en informatique. Pour le gouvernement américain, c'est un espion d'élite spécialiste de la lutte anti-terroriste. Et quand ces deux vies finissent par se rencontrer, Helen et Harry se retrouvent plongés au coeur d'un gigantesque complot international...


Véritablement du grand spectacle : un scénario en béton et des personnages hauts en couleurs sur un rythme trépidant. Par rapport à son modèle franchouille (la Totale), c'est plus tonitruant, et quasiment aussi drôle. Cameron n’y va pas par quatre chemins et nous propose un film d’action ultra-efficace saupoudré de comédie et d’espionnage, un cocktail ravageur dont on retrouve quelques relents dans le très agréable Mr & Mrs Smith.  

On aurait souhaité davantage de Bill Paxton, qui disparaît une fois la première heure passée (la meilleure) pour réapparaître à la fin. Les méchants, à part Tia Carrere, sont dans l'ensemble assez fades, n’apparaissant que comme, au mieux, des faire-valoir. On retiendra donc de ce grand sandwich à étages des scènes très réussies avec la délicieuse Jamie Lee Curtis et des séquences explosives extrêmement efficaces, pour un résultat jubilatoire et délassant. Arnold Schwarzenegger balade quant à lui son immense silhouette avec beaucoup de décontraction et une certaine classe (peu de personnes savent mettre en valeur un smoking comme lui) ; ses grimaces font moins Grand-Guignol que dans Total Recall et il se révèle, en fin de compte, assez sobre.

Moins ambitieux sur le fond que Last Action Hero, il fonctionne globalement mieux grâce à un script qui s’est attaché au meilleur de l’original.

 

Visionné en VF 5.1. Niveau des dialogues excellent, la musique un peu en retrait. Doublage très réussi. Problème récurrent : les passages où les terroristes parlent arabe sont sous-titrés en anglais. Au début du film, lorsque Arnold enguirlande un serveur, il parle en français et c'est également sous-titré : bizarre...


Les images ne sont pas récentes. Le film a du grain, très agréable surtout en basse lumière, mais l'ensemble est net avec un bon contraste. Le film a été nettoyé mais demeurent quelques légères traces (surtout des rayures verticales, à peine visibles). Sur certaines scènes de cascade, on reconnaît facilement qu'Arnold est doublé. En revanche, les maquettes et effets pyrotechniques sont bluffants
.




communauté : L'imaginaire pour tous
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
hebergeur de site internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus