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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 10 2009 12:00

Publié dans : Citations - Par Vance
Une chronique de Vance


Poursuivons l’exploration de l’univers extrêmement dense de Fondation au travers de quelques-unes des phrases que j’avais relevées, à l’époque où la littérature me fascinait tant qu’il me fallait rendre pérennes, en prenant des notes dans des carnets que j’espérais aussi secrets que sacrés, les fulgurances des auteurs que j’admirais.

Nous passons à présent dans les second et troisième volumes de la trilogie originelle, Fondation & Empire et Seconde Fondation, où soudain une faille se fait jour dans l’application stricte des « prophéties » de Seldon, une faille due à l’évolution erratique qui engendra le troublant personnage qu’est le Mulet. Dans ces cas de figure, alors que l’empire peine à se relever de ses cendres, la Foi s’oppose au pragmatisme et les idéaux deviennent fragiles...

 

Et bon anniversaire, Cachou !


Proverbes en cours dans la Galaxie, prononcés par un Prince-Marchand :

  • … c’est l’époque qui fait l’homme.
  • La gratitude est louable et efficace quand elle ne se perd pas en phrases vides. 

Han Pritcher, capitaine du Service d’Information de la Fondation et chef d’une fraction démocrate rebelle :

  • Epargnons aux tyrans la venue d’un despote encore plus redoutable, afin de pouvoir à leur tour les renverser. 

Inchney, esclave appartenant à un riche propriétaire terrien :

  • Il est bien connu que l’ami d’un conquérant n’est que la dernière de ses victimes.

Le Mulet, conquérant mutant :

  • Seul le secret peut transformer la faiblesse en force.

Un orateur de la Seconde Fondation :

  • Puissions-nous vivre pour voir se lever une nouvelle aube.

Arkady Darell, reprenant une maxime de Salvor Hardin, maire de Terminus :

  • Seul le mensonge qui n’avait pas honte de lui-même était susceptible de réussir.
  • Ce qui importe n’est pas que ce que l’on dit soit vrai, mais sonne vrai.

Premier Orateur de la Seconde Fondation :

  • L’homme le plus stupide est celui qui n’est pas conscient de sa sagesse.
  • … et de tous temps, la caractéristique d’une élite a été d’avoir des loisirs comme récompense primordiale de sa propre condition.

 

 

 

Communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 09 2009 20:19

Publié dans : Citations - Par Vance
Une chronique de Vance

 

Fondation. Les amateurs de SF lèvent déjà un sourcil entendu. Le nom, même en français, est un mythe, une légende de la littérature. Pensez-donc ! Il ne s’agit ni plus ni moins que de décrire l’Histoire d’une Humanité ayant essaimé dans les étoiles. Dans un avenir lointain… et sur de nombreux siècles… Une gageure, un tour de force. Certes, d’autres auteurs se sont également frotté à l’établissement d’un tel récit tentaculaire : le Cycle des Villes nomades d’Aldiss est déjà, en soi, assez impressionnant, d’une rigueur et d’une pertinence remarquables. On ne peut oublier l’Histoire du futur du grand Robert Heinlein (auteur injustement décrié pour ses prises de position pro-militaires) ou les Seigneurs de l’Instrumentalité de Cordwainer Smith – une grosse saga encore plus ambitieuse que je me suis juré de lire dès que j’en aurais acquis l’intégralité des volumes. Ou encore l’improbable les Derniers & les Premiers de Stapledon, récit froid et austère des prochains millions d’années, œuvre magistrale selon les uns, rébarbative selon d’autres…

Reste que le récit d’Asimov, en dehors du fait qu’il ait remporté de très nombreux prix (dont, en 1966, le prix Hugo spécial pour « la meilleure série de SF de tous les temps », et, en 1983, le prix Hugo du meilleur roman de l’année pour Fondation foudroyée), est un modèle du genre : le Bon Docteur y déploie son talent unique, parvenant à narrer des décennies de stratagèmes politico-économiques au travers de situations très concrètes et de dialogues profonds voire cocasses (la gravité de cette révision de la Grandeur et Décadence de Rome n’empêche pas ces traits d’humour incisifs et cet humanisme bon teint qui ont fait sa renommée). Dans une aussi vaste étendue de temps et d’espace (au CXXe siècle, l’Empire de Trantor compte 25 millions de planètes !), parvenir à mettre en avant tant d’individus tenait du miracle : comment ne pouvaient-ils pas se fondre dans le courant temporel, balayés par les évolutions prédites par la psycho-histoire de Seldon ? Pourtant, tel est bien le cas : on n’oublie pas facilement ces personnalités qui dirigent Terminus, planète de la Première Fondation, et surtout pas l’ennemi redoutable qui semblera mettre à bas tout l’échafaudage patiemment mis en place, ce Mulet, mutant cosmique contre lequel la science paraît dérisoire…

Lorsque Cachou évoqua la lecture de Fondation, je n’ai pu m’empêcher de remarquer qu’elle-même avait apprécié la justesse de ton employé pour parler de ces personnages qui, chacun à leur manière, édifièrent le mythe de la Fondation, avant qu’une troisième force occulte, issue du fond des âges, ne vienne mettre un terme définitif à cette œuvre titanesque. Je vous propose de faire leur connaissance à travers quelques aphorismes qui prouvent aisément combien Asimov savait caractériser en quelques répliques.

 

Salvor Hardin, maire de la Fondation :

  • La violence est le dernier refuge de l’incompétence.
  • Un mangeur de feu doit avaler des flammes, même s’il lui faut les faire naître de ses propres mains.
  • Que tes principes de morale ne t’empêchent jamais de faire ce qui est juste !

 

Ankor Jaël, ministre de l’Education de la Fondation :

  • Depuis quand le préjugé suit-il d’autres lois que la sienne ?

 

Jorane Sutt, secrétaire du maire de la Fondation :

  • Les coutumes sont parfois placées plus haut que les lois.
Communauté : SOIF DE LIRE...
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