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  • : 17/02/2007
  • : Un jour, Vance, medium raté, a eu une véritable expérience surnaturelle. De ce jour, il a décidé de parler de lui, de ses aventures et de ses passions pour le cinéma et les Littératures de l'Imaginaire...
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Samedi 15 mars 2008

publié dans : Citations par Vance

Qu’on m’épargne la peine de piller Rome, et qu’on me donne tout l’or et tous les objets précieux qui se trouvent dans la ville.

- Mais alors, que laisserez-vous aux Romains ?

- La vie !

 

D’après Zosime in l’Histoire nouvelle, version de Louis Cousin (1678) reprise dans la Biographie universelle de Michaud (1865)

 

A cette époque, il ne fallait pas lui marcher sur les pieds, à Alaric.

Car c’est bien de ce grand roi wisigoth qu’il s’agit, et cette phrase est, encore à l’heure actuelle bien que sa source soit nébuleuse, l’une des illustrations les plus parlantes de la chute de l’Empire romain, la fin d’une ère (Rome, capitale politique et sacrée de l’Empire, n’avait jamais été envahie par des Barbares – non romains - en près de 800 ans).

Le pire, c’est qu’Alaric n’a rien de la brute sanguinaire dont l’image est invariablement accolée au terme même de « barbare » et que le sac de Rome aurait dû ne pas avoir lieu.

De fait, entre 408 et 410, Alaric organisa trois sièges successifs de la Ville Eternelle. Le premier ne fut levé que moyennant une très forte somme, le deuxième qu’après la garantie qu’Honorius, empereur aussi naïf que mal conseillé, soit remplacé par Attale, falot personnage mais opportuniste avéré. Malheureusement pour les Romains, la parole donnée par leurs dignitaires était régulièrement violée et Alaric alla jusqu’à essuyer une tentative d’assassinat, lui qui s’était toujours gardé d’envahir Rome sans doute car il était chrétien (arien, en fait, comme tous les Wisigoths) et tenait à respecter les lieux saints. C’en était trop pour le roi goth qui assiégea une nouvelle fois Rome avec l’intention de s’en emparer. Il fallut une nouvelle trahison, cette fois favorable aux Barbares, pour que les portes de la ville lui fussent ouvertes.

Le pillage qui s’ensuivit, s’il comporta sans aucun doute son lot de violences, profanations, et destructions, sembla avoir toutefois, et sur l’ordre solennel d’Alaric, épargné les Chrétiens. Il était hors de question de porter la main sur les objets de culte. Des vases passant pour avoir appartenu à Saint Pierre furent même restitués en une étrange procession de guerriers chantant en chœur et l’on raconte que des vestales qui avaient manifesté autant de résistance que de grandeur d’âme furent amenées en lieu sûr pour ne plus être inquiétées. Comme aimait à le dire Alaric Ier:

Je fais la guerre aux hommes, pas aux apôtres.

La grande classe.

Quant au trésor, il y a de fortes chances que les troupes d’Alaric aient pu prendre possession des mirifiques richesses entreposées au Temple de Jupiter Capitolin, avec entre autres le fruit de la prise de Jérusalem par Titus. La lecture du De Bello Gothico de Procope le laisse à penser.

Mais c’est une autre histoire.

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Jeudi 21 février 2008

publié dans : Citations par Vance
 

Le pêcheur prend du poisson à une profondeur de mille brasses sous l’eau, profondeur qu’il n’a jamais vue. Le mineur tire de l’or de plusieurs centaines de toises sous la terre à travers laquelle il ne peut voir. Puisque rien n’est si caché qui ne devienne manifeste, il en est du firmament céleste comme du ciel et de la Terre. Il faut que toutes choses deviennent manifestes, mais par l’homme qui découvre toutes choses.

par PARACELSE, in le Pronostic (1536)

 

 

Paracelse (de son vrai nom Philippus Theophrastus Bombast von Hohenheim) était cet alchimiste et médecin du XVIe siècle qui a jeté quelques solides bases dans l’étude de certaines sciences en s’appuyant sur des faits établis, une observation scrupuleuse mais en rejetant également les anciennes thèses qui, selon lui, ne permettaient pas à la science de progresser. Un précurseur en somme, un homme entre deux époques, creuset de savoirs médiévaux et annonciateur de méthodes novatrices : une des meilleures incarnations de la Renaissance (et de la Réforme, car il était aussi philosophe que théologien).

Ayant grandi sous la coupe d’un bénédictin féru d’astrologie et de Kabbale (Trithème), il s’est approprié les préceptes des universitaires, voyageant énormément et échangeant tout autant, avant de digérer les doctrines de Roger Bacon et d’Hippocrate, puis de s’instaurer comme réformateur de la médecine. De fait, s’il ne rejetait pas en bloc les thèses de Galien qui étaient à la base de la médecine médiévale, il leur préférait une approche nettement plus « expérimentale », plus conforme à sa nature anticonformiste. Plus intuitif que véritablement révolutionnaire, il a tout de même fait nettement évoluer certains pans de la médecine. Toutefois, il est davantage connu pour le grand public comme un occultiste, voire un magicien, que comme un scientifique : c’est qu’il conservait pour concevoir ses remèdes des méthodes directement issues de l’astrologie, de la Kabbale ou même du symbolisme ésotérique. Néanmoins, nombre de ses successeurs n’auront de cesse de vanter ses mérites, qu’il n’a peut-être pas su, par son caractère emporté, faire fructifier pour sa postérité. Pas étonnant que les amateurs d’occultisme contemporains l’aient hissé sur un piédestal, se référant à lui pour tout ce qui a trait à la divination ou à la magie.

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